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Une année après l'application de la réforme universitaire :

 
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blanca
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MessagePosté le: 09/10/2005 12:38:10    Sujet du message: Une année après l'application de la réforme universitaire : Répondre en citant

Une année après l'application de la réforme universitaire : enseignants et étudiants critiquent le nouveau système
La réforme universitaire a constitué depuis son lancement un grand sujet de débat. Enseignants, étudiants et parents se demandent si vraiment le nouveau système arpente le bon chemin. Une année après l'entrée en vigueur de cette réforme, tout le monde semble méfiant.





Après une année d'expérience, quelques enseignants universitaires ne cachent pas que la réforme n'a pas été à la hauteur des aspirations. Elle n'a pas répondu aux attentes, expliquent-ils. Ils reprochent à ses concepteurs de ne pas avoir suffisamment réfléchi à la manière dont elle doit être appliquée étant donné le peu de moyens dont dispose les universités. Pour eux, la réforme, dans son esprit, est excellente pour le système universitaire.

Mais sa préparation et sa mise en œuvre n'ont pas été à la hauteur. «Il y a eu beaucoup d'improvisations et beaucoup de précipitations dans l'exécution du projet de la réforme. La question de la logistique se pose avec acuité. La réforme suppose des classes à effectif réduit. Nous, en économie, on a des classes de 400. Pourquoi est-cet un problème ? Pour appliquer la réforme, il faut un contrôle et un suivi personnalisé de l'étudiant et de nouvelles approches pédagogiques.

Chose qu'on ne peut pas faire avec des groupes de 400», explique Boutat Mohamed, professeur universitaire d'économie à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat. Au nom de tous les professeurs de cette Faculté, il lance un appel aux responsables pour qu'ils se penchent plus sérieusement sur les conditions de leur travail.

Ils ne peuvent pas, en effet, appliquer les dispositions de la réforme.
Ils affirment qu'ils n'ont pas les moyens pour changer leur méthode pédagogique alors que la réforme veut consacrer le passage d'un système d'enseignement archaïque, replié sur lui-même et peu qualifiant à un système moderne ; chose qui s'avère difficile à appliquer à l'heure actuelle. Ils continuent de donner des cours magistraux comme par le passé.

Il n'est pas le seul à souligner la fragilité initiale de cette nouvelle réforme universitaire et les incohérences de sa conception, de son architecture et de sa mise en place.

Dans le cadre de l'ancien système, il y avait des sections de 500 à 600 étudiants. Le nouveau système ne peut pas supporter des sections de cette taille.
Selon les enseignants, les sections ne doivent pas comprendre plus de 150 étudiants pour les cours, 50 étudiants pour les travaux dirigés, et 24 pour les travaux pratiques.

Toute la structure des salles doit être mise en adéquation avec la nouvelle architecture pédagogique pour pouvoir atteindre les objectifs escomptés de la réforme. Pour appliquer ce système, il fallait repenser la structure architecturale des Facultés.

Certes des chantiers ont été ouverts pour le réaménagement de plusieurs salles de cours et la construction de plusieurs bureaux dans bon nombre de Facultés.
Mais, cela reste extrêmement insuffisant. Il fallait avant de commencer l'application de la réforme s'assurer si les salles étaient en nombre suffisant pour accueillir les étudiants du nouveau système. Certains professeurs se plaignent de l'organisation.

Ils affirment haut et fort à leurs étudiants qu'ils n'ont pas encore saisi la portée de la réforme et ne maîtrisent pas tous ses aspects.
Les étudiants, quant à eux, paraissent désorientés. La plupart d'entre eux déclarent ignorer l'importance de ce système.

Ceux qui ont choisi des branches plutôt théoriques comme le droit et l'économie émettent des réserves sur la nouvelle réforme universitaire.
Au lieu des examens de fin d'année, un système de modules et des semestres a été institué.

Ils sont unanimes à annoncer que le temps est insuffisant pour se préparer à passer les contrôles continus dans les meilleures conditions.
Or, d'après les concepteurs de la charte de l'enseignement supérieur, les contrôles continus permettent à l'étudiant de se rattraper.

L'étudiant peut ainsi choisir son cursus.
Cette responsabilisation de l'étudiant le met au cœur du système pédagogique et lui permet d'interagir avec son milieu.
Cependant, après une année d'application du système, les étudiants expriment leur frustration.

«C'est vraiment frustrant pour nous. Une idée s'est ancrée depuis des années dans les esprits des étudiants. Ils ne veulent pas être présents tous les jours surtout ceux qui habitent dans d'autres villes. De plus, nous avons trop de contrôles et même l'organisation n'est pas à la hauteur puisque parfois on affiche des résultats erronés et quand on les vérifie, on se rend compte de l'erreur», dit Amine Saber Asfani, étudiant en première année droit. Son avis est partagé par la plupart des étudiants qui veulent échapper au système des contrôles continus.

Ahlam Boucetta refait la première année de droit. Pour elle, l'ancien système est meilleur que le nouveau. «Au moins, je parvenais à obtenir l'année dernière des résultats qui ne sont pas catastrophiques. Malgré l'effort que l'étudiant fourni, le nouveau système s'avère difficile. Les contrôles se suivent sans qu'on puisse bien se préparer».
__________________________________

Des modules revus et corrigés

La réforme, entrée en viguer depuis l'année dernière, vise donc à organiser l'enseignement supérieur pour l'obtention, outre d'un diplôme intermédiaire, presque comme avant, de trois grands diplômes, à savoir :
• le DEUG ou le DEUP (le Diplôme d'études universitaires générales ou professionnelles) acquis après 4 semestres d'études et la validation des 16 modules le composant ;

• la Licence d'études générales ou professionnelles obtenue après deux semestres consécutifs d'études suivant le DEUG ou le DEUP après validation des 8 modules du programme le composant ;

• le Master général ou spécial obtenu, de son côté, après validation des 16 modules du programme étalés sur quatre (4) semestres (2 ans). Pour la nouvelle architecture, le master est obtenu dans l'une des filières dont la licence constitue un pré-requis ;

• le Doctorat est obtenu, lui, après le master et des travaux de recherche dont la durée doit être d'au moins 3 ans.

Jihane Gattioui | LE MATIN

tl9ani hna : http://khoukha.over-blog.org/



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MessagePosté le: 09/10/2005 12:38:10    Sujet du message: Publicité

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