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48 % des plaintes concernent l’atteinte à l’intégrité physiq

 
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blanca
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MessagePosté le: 27/11/2005 20:12:36    Sujet du message: 48 % des plaintes concernent l’atteinte à l’intégrité physiq Répondre en citant

48 % des plaintes concernent l’atteinte à l’intégrité physique ou la torture
L’Observatoire Marocain des Prisons (OMP) a organisé une conférence de presse mardi 22 novembre pour présenter une étude sur les plaintes et requêtes de détenus des prisons marocaines une conférence où étaient présents l’auteur de l’étude, le sociologue Jamal Khalil, à côté du président de l’OMP, Me Abderrahim Jamaï et le secrétaire général de l’OMP Youssef Madad. L’idée est de pouvoir aborder de manière scientifique la problématique du monde carcéral, à partir de données rassemblées par l’OMP .




L’objectif est d’’oeuvrer pour l’amélioration des conditions de vie quotidienne des détenus dont on a souvent dénoncé la situation de non droit avec la surpopulation due à la densité dépassant de loin la capacité d’accueil, la violence sous toutes ses formes, le manque de soins, la corruption, la mauvaise alimentation, les transferts dits « disciplinaires » etc. Cette situation réduit à néant le rôle d’institution éducative des prisons en en faisant un laboratoire du crime constaté par le biais du taux de récidive très élevé au Maroc.

L’étude présentée, première du genre, est effectuée à partir de plaintes de détenues reçues par l’OMP et donc sans collaboration de l’administration pénitentiaire et comme malgré elle. Me Abderrahim Jamaï a parlé de « propositions », d’une étude représentant comme un « cadeau aux responsables de l’administration pénitentiaire » susceptible d’aider à mettre en place une politique carcérale qui prenne compte la réinsertion et la rééducation des détenus, en un mot l’humanisation des prisons en mettant fin à une situation de non droit qui résulte entre autres de l’existence d’un seul langage, celui de l’autorité et du répressif. Youssef Madad a surtout insisté sur la situation des gardiens des prisons, partenaires incontournables, chargés en même temps de la sécurité en tant que gardiens et de l’éducation en tant qu’éducateurs et comment la situation de contraintes et pressions de l’institution carcérale fait que leur fonction se dilue dans l’opacité des sollicitations. Chose qui a été démontrée lors d’ateliers organisés par l’OMP. Celui-ci depuis sa création a pu visiter 75% des prisons du Royaume où vivent une moyenne de plus 50 mille détenus et se faire ainsi une idée assez globale et objective de la problématique carcérale pour prétendre se poser en tant que partenaires de dialogue émetteur propositions.

L’auteur de l’étude a essayé d’interroger 331 lettres de prisonniers adressées à l’Observatoire Marocain des Prisons (OMP) de manière indirectes, soit par leurs proches, lors de visites ou par téléphone. Certaines lettres ont été adressées par l’administration pénitentiaire et il s’agit globalement de requêtes pour obtenir la grâce. Du reste la grâce constitue l’objet de la grande partie de toutes les classes d’âge (49% de requêtes)

Pour le corpus objet de l’étude il s’agit de 181 plaintes et 150 requêtes. A partir de ces données l’auteur de l’étude a réalisé un questionnaire de 31 questions, 9 sur l’identité des détenus, 6 sur leur situation en tant que prisonniers, 9 sur les types de plaintes et 7 sur les requêtes et leur suivi.

Dès l’abord l’auteur de l’étude précise que l’échantillon des plaintes et requêtes n’est pas représentatif scientifiquement parlant mais cela permet de dessiner des tendances. En interrogeant les plaintes et requêtes, l’auteur de l’étude cherche à connaître la situation familiale, l’âge, la profession, le niveau d’études, le lieu de résidence et de détention et le rapport de ces données avec l’objet de la plainte : violences, tortures, privation etc.

Chaque plainte ou requête est soumise au questionnaire. Et ce qu’on remarque c’est le taux de « non réponses » aux questions posées aux données. Ce qui veut dire que les plaintes tendent à l’anonymat ce qui est très parlant sur la terreur du système répressif, donc des conséquences fâcheuse comme des représailles. Les auteurs des plaintes objets de pratiques dégradantes comme le viol, la torture et le harcèlement sexuel cherchent souvent au maximum à ne pas être reconnus d’où le manque de données précises susceptibles de les identifier.

Le taux de non réponses pour le lieu d’incarcération de 10% est jugé étonnant du moment que la plainte ou requête doivent bien provenir de quelque part ( A titre indicatif 73 plaintes proviennent de la Prison Centrale de Kénitra le plus haut taux, 28 d’Oukacha, 22 de la prison de Salé, 17 de la prison de Souk Larbaa).

Les plaintes concernent l’atteinte à l’intégrité physique où la torture sont les plus élevées 48 plaintes soit 25,3% : (insultes :27 détenus plaignants, humiliation 18, menaces 30, harcèlement 3, harcèlement sexuel 5, châtiment corporel, viols 3, violences sexuelles 4 etc.) La prison centrale de Kenitra on y découvre plus de violences symboliques (41%) violences physiques (23,6%), souk Larbaa respectivement 11,5% et 14,5%. Côté mesures discriminatoires les plaintes contre les transferts imposés sont les plus nombreuses (57% des cas) contre 24% des privations abusives. Pour les lieux les plus touchés pour les sanctions disciplinaires injustifiées, dont les transferts, il y a la prison locale de Meknès (40%) suivie de La Centrale de Kenitra et Oukacha avec 20% chacune. Les transferts imposés entraînant rupture de liens familiaux, la Centrale de Kenitra s’adjuge la première place avec 23% ex aequo avec Souk Larbaa. Les plaintes concernent aussi la privation de visite conjugale,

décès par manque de soins, surpeuplement, privation de droit de correspondance etc. Au total 50% des plaignants ont subi des violences symboliques et verbales et 33,2% des violences physiques. Les plus touchés par ces violences c’est la tranche 25 à 34 ans ( 57% des violence verbales et symboliques et 70 % des violences physiques). Les plaignants sont jeunes à croire qu’on se plaint moins dès qu’on passe de longues années en prison ou qu’on atteint un certain âge.

Les plaintes pour privations montrent le manque d’accès aux soins en premier 35% des plaintes contre 14,5%. Pour le chapitre alimentation 57% reprochent la « qualité non adéquate de la nourriture ».

Le quart des célibataires âgés de 25 à 34 ans ont des condamnations de 4 à 8 ans et le deuxième quart plus de 20 ans. Le cinquième des mariés ont des condamnations de 4 à 8 ans et le sixième plus de 20 ans.

Il y a plus de plaintes chez les hommes que chez les femmes détenues. Les femmes ont essentiellement émis des requêtes (82%) cela non seulement par le fait que les femmes détenues sont statistiquement peu nombreuses par rapport aux hommes mais surtout par le fait que la plainte a généralement des « conséquences » que les hommes peuvent supporter plus que les femmes note l’auteur de l’étude qui conclut que le système carcéral constitué en espace opaque et fermé entraîne immanquablement un processus de déshumanisation des individus dans un espace où la violence devient habituelle. D’où le paradoxe d’une institution créée par la loi et que la violence déplace hors du champ de cette loi.

Saïd Afoulous
source:l'opinion

tl9ani hna : http://khoukha.over-blog.org/



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MessagePosté le: 27/11/2005 20:12:36    Sujet du message: Publicité

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