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Adil Douiri : «Il faut augmenter la production de l'artisana

 
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blanca
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MessagePosté le: 06/03/2006 10:02:20    Sujet du message: Adil Douiri : «Il faut augmenter la production de l'artisana Répondre en citant

Adil Douiri : «Il faut augmenter la production de l'artisanat »


Entretien avec le ministre du Tourisme

Comment augmenter le volume de production de l'artisanat ? C'est la préoccupation prioritaire de Adil Douiri, ministre de l'Artisanat, du Tourisme et de l'Economie sociale. Dans l'entretien qu'il a accordé au Matin, il souligne que la demande du consommateur s'avère très forte. C'est pour cette raison qu'il faut créer des centaines de PME d'artisanat et d'autres entreprises beaucoup plus grandes pour pouvoir assurer une offre non seulement suffisante, mais régulière.


Les grandes surfaces, que ce soit au Maroc ou à l'étranger, sont des lieux de prédilection pour vendre de grandes quantités d'objets artisanaux. Elles permettent de rapprocher le produit au consommateur.

«Il faut juste organiser le secteur pour que les circuits soient bien clairs. Il est temps pour l'artisanat marocain de faire un nouveau démarrage basé sur une approche économique et non pas exclusivement sociale».

Pour le ministre du Tourisme, «la relation que le fabricant peut avoir avec des magasins organisés est difficile en matière de régularité. Au niveau de notre département, on veut rattraper le temps perdu. Il faut travailler sur l'amont : le producteur. Il faut lui ouvrir des portes des circuits, des magasins modernes, des galeries commerciales, des supermarchés…». L'objectif primordial, selon le ministre, est de rapprocher le produit du consommateur.

« La stratégie qu'on a mis en place «Vision 2015» consiste à assurer une production continue car la demande du consommateur est très forte. Il ne s'agit pas de l'artisanat utilitaire que l'industrie peut remplacer. On vise des filières porteuses, artistiques comme la bijouterie et la décoration».

Adil Douiri d'ajouter : «Et pour augmenter la production, on agit sur plusieurs leviers en même temps. Il faut créer des catégories de producteurs qui n'existent pas aujourd'hui. On commence par la décoration et la bijouterie.

On va lancer des appels d'offre. Les gagnants seront des groupes d'investisseurs qui vont créer des entreprises ou prendre des entreprises existantes et s'engager sur un plan de recrutement et de croissance dans des contrats avec l'Etat et avec des distributeurs identifiés au Maroc ou à l'étranger.

Les investisseurs s'engagent à augmenter leur volume et à faire travailler des artisans. La formation est à notre charge. On participe aussi à la publicité».

LE MATIN : Vous voulez hisser l'artisanat au rang des secteurs les plus porteurs. Vous initiez une nouvelle démarche en collaboration avec les réseaux de distribution nationaux et internationaux en artisanat. Qu'espérez-vous ?

Adil Douiri : Ces lieux de vente ne sont pas ordinaires. Les consommateurs les plus riches ou la classe moyenne supérieure ne sont pas tout le temps à la souika ou dans la médina pour être plus près des lieux de vente des objets d'artisanat. Ils sont au centre ville ou dans les magasins, près de chez eux.

On voudrait changer les circuits de distribution actuels et les rapprocher du consommateur. Marjane n'est qu'une première action pour passer à d'autres étapes en vue d'élargir la distribution.

Pourquoi cette transition ne s'est pas faite automatiquement. Fallait-il l'intervention du gouvernement ?

Il fallait monter en amont. Personne n'a pris la peine ou le temps d'inciter le fabricant à se construire d'une façon organisée sous forme d'entreprise avec un directeur.

Le secteur n'est pas organisé. La relation que le fabricant peut avoir avec des magasins organisés est difficile en matière de régularité. Au niveau de notre département, on veut rattraper le temps perdu. Il faut travailler sur l'amont : le producteur. Il faut lui ouvrir les portes des circuits, des magasins modernes, des galeries commerciales, des mall, des supermarchés… L'objectif primordial : rapprocher le produit du consommateur.

Je tiens à signaler que c'est un secteur où il n'y a aucun problème de demande. Ce n'est pas la peine de demander au consommateur d'acheter car d'emblée il veut acheter.

Pourtant, on a l'impression qu'il y a une baisse de la demande des produits d'artisanat depuis quelques années.

Je travaille étroitement avec tous les présidents des chambres de l'artisanat, qui sont nos partenaires. Ils ne se plaignent pas de la baisse de la demande. Au contraire, celle-ci est très forte. A Marjane, on a vendu 10 millions de dirhams en une semaine sans aucun problème, avec une petite publicité à la radio. L'an dernier, nous avons fait une première expérience dans un seul magasin français. On a écoulé 1,1 million d'euros en trois jours. Tout a été vendu.

Cette année, on recommence l'expérience dans quatre magasins en France, Italie, Espagne et Pologne avec la même chaîne européenne.

Y a-t-il une possibilité d'élargir davantage le réseau de distribution?

La question qui se pose pour nous : est-ce qu'il y a possibilité de fournir la marchandise pour plus de trois jours ? Le problème réside dans la production. Au bout de quelques jours, la marchandise s'écoule facilement. Et pour fournir rien que trois jours, on mobilise les producteurs et les entreprises pendant deux mois. On rassemble toutes les marchandises.

L'objectif de la stratégie qu'on a mis en place, «Vision 2015 pour l'artisanat», est de faire une production continue car la demande du consommateur est très forte. Il ne s'agit pas de l'artisanat utilitaire que l'industrie peut remplacer. On vise des filières porteuses, artistiques comme la bijouterie et la décoration.

Comment peut-on augmenter la production ?

Pour augmenter la production, on agit sur plusieurs leviers en même temps. Il faut créer des catégories de producteurs qui n'existent pas aujourd'hui. On commence par la décoration et la bijouterie. On va lancer des appels d'offres. Les gagnants seront des groupes d'investisseurs qui vont créer des entreprises ou prendre des entreprises existantes et s'engager sur un plan de recrutement et de croissance dans des contrats avec l'Etat et avec des distributeurs identifiés au Maroc ou à l'étranger. Les investisseurs s'engagent à augmenter leur volume et à faire travailler des artisans. La formation est à notre charge. On participe aussi à la publicité. On veut créer une sorte de manufactures comme celles de la porcelaine à Limoges, en France.

Ce ne sera pas un processus très long ?

On n'a pas une autre solution. En mai-juin, on va lancer les appels d'offres. A la fin de l'année, on signera les contrats. Les entreprises commenceront à produire en 2007. Il s'agit d'entreprises nouvelles qui n'existent pas encore et qui vont être grandes grâce à leurs grands investisseurs. Par ailleurs, on a une centaine de PME aujourd'hui existantes.

On leur a ouvert un guichet gratuit de services et d'encadrement : formation, expertise technique pour améliorer le processus de production, experts étrangers… Ces PME ont pour objectif de doubler leurs chiffres d'affaires d'ici 2015.

L'Etat va soutenir les producteurs car le problème est la production. On les soutient. On les aide à être formés, on leur présente des acheteurs, on ramène parfois l'acheteur, on donne des études de marchés… On se fixe pour objectif de créer d'autres PME. On veut augmenter leur nombre.

Comment ?

On va faire des promotions avec les banques. On essaiera de créer un centre qui aide les jeunes désireux de créer des entreprises d'artisanat.

Ces jeunes ne doivent-ils pas être nécessairement des artisans ?

Non, ils ne sont pas artisans. Ce sont des jeunes qui vont faire travailler des artisans. Pour moi, l'artiste a une tâche bien définie et le directeur financier a une autre mission.

Vous désirez passer d'une approche quasi sociale de l'artisanat à une approche économique. Que faire pour l'artisanat de subsistance, qui nécessite un traitement plutôt social ?

Le mono-artisan est une problématique très différente. Il a besoin qu'on l'aide à toucher directement sa cible de clientèle pour maximiser sa marge de bénéfice. Le client du mono-artisan individuel est le touriste, à l'intérieur du Maroc. Les actions consistent à offrir des magasins à des prix symboliques aux mono-artisans dans deux types d'endroits. Dans les médinas traditionnelles, on essaie de réaménager des fondouks.

En dehors des médinas, dans les grandes villes touristiques, dans les stations balnéaires du plan Azur et dans les villes culturelles, on voudrait créer des espèces de petites galeries commerciales d'une nouvelle génération qui présentent plusieurs offres (restaurants, musique…) pour que le client ne vienne pas que pour l'artisanat.

C'est votre vision des choses, ou bien des projets concrets existent-ils ?

On est en train de travailler sur des projets. On travaille sur une galerie à Saïdia, deux à Marrakech et une à Tanger. Une équipe essaie de concrétiser cette stratégie. C'est 1.000 pages d'étude.

C'est le consommateur qui dicte les emplois. 2006 est la première année de la mise en œuvre. On avait auparavant une approche de l'artisanat seulement et exclusivement à caractère social. L'artisanat a été pendant longtemps fusionné au ministère des affaires sociales.

Aussi, le budget était-il limité et insuffisant. La vision était d'aider l'artisanat et non pas l'accompagner dans un cadre économique. On est en train de négocier le budget. J'espère qu'on aura un bon budget.

Quel est le budget actuel de l'artisanat ?

Le budget est d'environ 80 millions de dirhams par an. On veut arriver à beaucoup plus que ce chiffre. On est en train de négocier avec le ministère des Finances. On va y arriver.

On ne va plus construire des complexes d'artisanat ?

On va continuer les chantiers en cours. Mais, il faut arrêter la construction de ce genre de complexes d'artisanat. L'idée à l'heure actuelle, comme je l'ai déjà expliqué, est de créer des centres qui ne sont pas spécialement dédiés à l'artisanat pour qu'ils soient rentables. L'Etat ne va plus continuer à « se battre » pour dépenser un million de dirhams pour un complexe.



Propos recueillis par Jihane Gattioui | LE MATIN

tl9ani hna : http://khoukha.over-blog.org/



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MessagePosté le: 06/03/2006 10:02:20    Sujet du message: Publicité

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