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Sahara: Enquête sur nos lobbys A Washington

 
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romeosso
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MessagePosté le: 15/04/2006 22:12:39    Sujet du message: Sahara: Enquête sur nos lobbys A Washington Répondre en citant

Elles s'appellent Cassidy, Solomon, Livingston ou Edelman. Ce sont toutes des firmes de « relations publiques » américaines à qui le Maroc verse depuis quelques années des millions de dollars pour obtenir le soutien stratégique de Washington sur le Sahara. A la veille d'un Conseil de Sécurité crucial devant lequel le Maroc devrait, a priori, défendre son plan d'autonomie élargie, le recours à ce lobbying à l'impact discutable, a-t-il encore des chances, d'être payant ? Enquête.




Nos hommes à K-Street

Dans les années 70, quand Hassan II a voulu remettre sur pied une armée étêtée par deux tentatives de coup d'Etat et se lancer dans l'aventure du Sahara, il a demandé le soutien de son vieil ami Vernon Walters, ex-patron de la CIA, pour convaincre le Congrès américain de lui permettre de moderniser son arsenal militaire. ہ l'époque, le lobbying marocain à Washington n'avait besoin que d'un coup de fil à la Maison-Blanche, la logique de la « guerre froide » s'occupait du reste. Depuis, la donne géostratégique a beaucoup changé et la monarchie n'a plus les coudées franches avec son chaperon de toujours. Un an avant sa disparition, Hassan II avait déjà assimilé que la solution référendaire comme issue favorable au conflit enlisé du Sahara était sérieusement compromise et que l'idée d'un Maroc, tête de pont du « monde libre » au Maghreb avait, depuis la chute du mur de Berlin, fait son temps. Les rapports d'Amnesty International comparant le roi du Maroc aux plus infréquentables dictateurs de la planète, jusqu'ici inaudibles aux oreilles de Washington, assuraient le vent en poupe au Polisario dans les arcanes du Congrès. Le succès d'un seul homme, Mouloud Saïd, représentant presque esseulé des séparatistes en terre américaine et qui a fait de la cafétéria du Capitole son quartier général, allait sortir la diplomatie chérifienne de sa douce torpeur. Saïd était devenu en peu de temps la coqueluche du gotha diplomatique et la bête noire d'un Mohamed Benaïssa, alors ambassadeur du Maroc, dont les gazettes du « Hill » se plaisaient à narrer le faste désuet de ses cocktails dînatoires.
Cassidy à la rescousse
En juillet 1998, un article dévastateur du très influent « Legal Times », la bible des faiseurs d'opinion à Washington, a relaté comment Benaïssa avait perdu pied face au « nomade » Mouloud Saïd. Certain de se suffire de l'appui inconditionnel de l'Exécutif américain, Benaïssa avait laissé le champ libre au Polisario au Congrès. L'erreur fut presque fatale pour ses accointances avec le complexe militaro-industriel US . Depuis 1995, plus d'une centaine de Congressmen avaient fait le déplacement dans les camps de Tindouf grâce à l'entregent de la Defence Forum Foundation de l'activiste Suzanne Sholte, une petite mais très efficace antenne des conservateurs, proche du clan Reagan, que l'Algérie choyait à coups de pétrodollars depuis sa création en 1989 et via le Sahara Fund de Teresa Smith de Cherif, une icône des « minorités opprimées » d'Afrique. Le soutien algérien était devenu si prégnant que Mohamed Abdelaziz ne pouvait se déplacer à Washington sans être flanqué de l'ambassadeur d'Algérie. « C'était une vraie opération de missionnaires, ceux qui partaient dans ce coin de désert revenaient convertis aux thèses du Polisario », se rappelle aujourd'hui un staffer du Congrès. Les réseaux d'intérêt traditionnels bâtis autour de personnalités comme André Azoulay ou les nombreuses amicales, réminiscences du Peace Corps pour certaines, et d'universitaires proches du Maroc ne suffisaient plus. Accusant le retard, le Maroc décide enfin de faire appel à des professionnels des relations publiques. Il engage Cassidy and Associates, une des plus grosses firmes de lobbying de K-Street, l'avenue de Washington où ces officines de choc ont pignon sur rue. Un contrat de 1,2 million de dollars sera signé pour un an, mais la manœuvre bien tardive n'aura pas vraiment le résultat escompté. Et pour cause, le Maroc n'avouera jamais qu'il s'agissait de convaincre les élus du Congrès de la « marocanité » du Sahara. « Une stratégie en pure perte, imaginez un instant Israël requérant un soutien similaire face aux Palestiniens sans jamais mentionner les bribes du processus de paix ! », commentera un proche du dossier. Malgré le recours à Boland & Madigan et à Powell-Tate, proches de Baker, et d'une petite escouade d'élus républicains, Cassidy fera chou blanc. « C'est Benaïssa lui-même qui a enrayé la machine. Il disait tout le temps que c'est une simple opération de charme pour attirer des investisseurs au Maroc. Il n'avait d'yeux que pour le Prince Bandar Ibn Sultan ou tout au plus pour des croulants comme le californien Tom Lantos qui ne savait défendre le Maroc qu'en citant le traité d'amitié qu'avait paraphé Mohammed III et George Washington en 1789 ! », explique une source du ministère des Affaires Etrangères. Au final, Cassidy organisera quelques escapades à La Mamounia pour des membres du Congrès en mal d'exotisme et Benaïssa se gargarisera d'une missive au style baroque adressée au Président Bill Clinton par le Comité des Relations Extérieures du Congrès affirmant benoîtement que le « Maroc est un allié vital des Etats-Unis ». Une lettre sans lendemain, dont sera d'ailleurs expurgée toute mention du Sahara, et que l'on dira inspirée par Henry Kissinger pour contenter Hassan II. En 2003, Kissinger confiera à un journaliste marocain venu l'interviewer que « le réseau d'influence du Maroc à Washington est moribond », et d'ajouter « dites au jeune roi que je suis toujours là pour aider ». L'information aurait été transmise à Fouad Ali El Himma…
Des lobbyistes « sulfureux »
Malgré les maigres résultats de Cassidy and Associates, le Maroc fera appel à d'autres pointures du genre, comme Solomon Group et Bob Livingston, un ancien membre du Congrès américain reconverti depuis dans le lobbying rémunéré. Sa firme (Livingston LLC) sera engagée par la Turquie pour empêcher toute reconnaissance par les Etats-Unis du génocide arménien de 1915. Une enquête du FBI, citée par « Vanity Fair », fera état de « transactions illicites » de députés américains avec des intermédiaires turcs sur la question. Qu'à cela ne tienne, le Maroc confiera à Livingston d'organiser des rencontres entre des officiels marocains et des « hommes d'influence » américains à Rabat, Casablanca et Marrakech autour du dossier du Sahara. La dernière s'est tenue en Mai 2005. En septembre, sa nouvelle recrue au lourd passé, Lauri J.Fitz-Pegado, ex-agente du renseignement du Département d'Etat devenue spécialiste des dossiers délicats des gouvernements en mal de bonnes grâces de Washington, aura la charge de dénoncer « l'embrigadement de centaines de jeunes Sahraouis par le régime castriste ». Transfuge du cabinet Hill & Knowlton (associé depuis peu à PR Media à Casablanca dans le lobbying économique ), Fitz-Pegado s'était pourtant illustrée dans une des plus grosses manipulations des médias, celle de la célèbre fausse histoire des nouveau-nés prématurés koweïtiens sortis de leurs couveuses par les troupes de Saddam en 1990, et montera plus tard la propagande sur « l'héroïsme » de la soldate Jessica Lynch lors de l'invasion de l'Irak. Pour mémoire, Fitz-Pegado a défendu entre autres, les intérêts de Bebé Doc Duvalier, l'ex-dictateur d'Haïti, et ceux du marchand d'armes Adnan Khashoggi. Aux dernières nouvelles, elle travaille à blanchir l'image des خles Caïman, un paradis fiscal réputé. Pis, le Center for Public Integrity de Washington qui s'est intéréssé de près à son cas fait figurer le Maroc en bonne place des pays peu respectueux des droits de l'Homme dans un récent rapport (« The Torturer's lobby »), alors que des sources concordantes font état de sa participation active à la récente tournée promotionnelle de Driss Benzekri aux Etats-Unis pour « vendre » le travail de l'IER sur les « années de plomb ».
Les anges de Gabriel
Le Maroc s'est aussi spécialisé dans le « recrutement » d'anciens diplomates américains qui étaient en poste à Rabat comme les ex-ambassadeurs Marc Ginsberg et Edward Gabriel. Si le premier s'est consacré à faire la promo du royaume auprès des multinationales américaines, le second s'est recyclé officiellement dans le lobbying politique, « à titre bénévole » tient à rappeler sans ciller une source de l'ambassade américaine. En réalité, ce fils d'immigré libanais proche d'Emile Lahoud et ancien conseiller de Clinton pour le Proche-Orient est un professionnel du « revolving door », une pratique très lucrative qui permet de mettre à disposition de clients de marque le poids d'un carnet d'adresses patiemment constitué tout au long de sa carrière publique. Il avait pu en mesurer le potentiel lorsqu'il était le parangon de l'initiative Eizenstat au Maroc à la fin des années 90. Dans le cadre de l'opération « Free Them Now » en faveur des prisonniers militaires marocains à Tindouf, son cabinet, The Gabriel Company a été mandaté par le gouvernement marocain pour diffuser la pétition réclamant leur libération. Il arrivera même, avec succès, à s'adjoindre l'appui de John Mc Cain, le charismatique sénateur républicain de l'Arizona, et figure emblématique des prisonniers vétérans du Vietnam. La société de communication DJE, connue pour promouvoir les atouts commerciaux du Canal de Panama, ira plus loin, présentant Mc Cain comme « un défenseur convaincu de la légitimité du Maroc sur le Sahara Occidental. Posez-vous la question de savoir pourquoi du temps de son accréditation à Rabat, Gabriel n'a pas milité auprès des Marocains en faveur des prisonniers de guerre ? », commente un diplomate européen en poste au Maroc. Et d'ajouter : « La question était taboue à Rabat. Elle est aujourd'hui juteuse à Washington ». Si juteuse qu'un projet nommé Moroccan American Center of Policy (MACP), une plate-forme de lobbying récemment mise en place avec le parrainage du roi, est devenue depuis l'abandon du Plan Baker une vraie machine de propagande mais aussi de gros sous pour ses promoteurs. Le MACP se définit comme un « agent du gouvernement marocain » dont la mission s'articule autour de plusieurs objectifs dont pêle-mêle « aider le Maroc dans son effort de démocratisation », « promouvoir le fait que le Maroc est un supporter de la politique américaine au Moyen-Orient (…) et dans la lutte contre le terrorisme ». Cerise sur le gâteau, le MACP confirme que toutes les informations accessibles sur son site sont diffusées « sous contrôle du gouvernement marocain ». Pourtant, les cartes du royaume accessibles via son site Internet (extraites du « CIA factbook »), le montrent amputé de ses « provinces du sud ». La principale source média du MACP, le quotidien digital « Morocco Times » du Groupe Maroc-Soir, y est assimilé à un organe du ministère de la Communication du Maroc. On peut aussi y lire que le Maroc a « annexé le Sahara Occidental en 1975 », que l'Accord de libre-échange avec les Etats-Unis n'englobe pas le Sahara, comme l'avouera d'ailleurs Robert Zoellick au Congrès suite à une injonction du Polisario, ou encore que le Département d'Etat tolère l'administration marocaine sur ce territoire mais « n'endosse pas sa souveraineté autoproclamée »… Sur les promoteurs du MACP, c'est presque le trou noir. Seules deux adresses email permettent d'en savoir un peu plus, celles de Robert Holley et de Jean Abinader. Holley était en 1999 le conseiller politique à l'ambassade américaine à Rabat. Il a notamment été le rédacteur des fameux rapports du Département d'Etat sur la situation des droits de l'Homme au Maroc , et qui avaient alors donné de l'urticaire au Palais. Petite anecdote croustillante, Holley s'était plaint avec véhémence en décembre 1999 du fait qu'il était constamment filé par des agents de la DST marocaine alors qu'il était le rapporteur du gouvernement américain au sujet des émeutes de Laâyoune. Son témoignage figure toujours en bonne place sur les sites de propagande du Polisario. Depuis, il a épousé les thèses marocaines sur le conflit et s'est inscrit sur les tablettes du Département de la Justice comme lobbyiste du royaume… Il a notamment été la cheville ouvrière du dernier rapport du Center for Strategic and International studies (CSIS) sur les relations arabo- américaines où l'on retrouve William Cohen, ancien secrétaire d'Etat à la Défense, et une palanquée d'autres « amis du Maroc ». Quant à Jean Abinader, son profil est à géométrie variable. Il est en même temps directeur de l'Arab American Institute de James Zogby (une autre vieille connaissance du Maroc), professeur associé à Georgetown University, fondateur de IdeaCom, une firme de marketing qui, en collaboration avec la société Berlitz, forme notamment les contractuels américains en Irak, patron de Global Dynamics qui sonde pour ses clients les opportunités d'investissement en Israël, promoteur de Street Law , un cabinet juridique… et la liste est loin d'être complète. Abinader est aussi fondateur de la puissante Chambre de Commerce arabo-américaine. Il fait aussi partie de l'Arab American Leadership Council qui a soutenu la campagne 2004 de Cynthia McKinney au Congrès, une ardente militante du… Polisario. Cela ne l'empêche pas aujourd'hui de remuer ciel et terre pour que Condoleezza Rice inscrive le Polisario sur la liste noire des organisations terroristes internationales et de faire annuler les visas US accordés aux leaders séparatistes…
Des anti-castristes aux évangéliques
Le lancement de l'initiative du MACP avait coincidé avec la première visite aux Etats-Unis d'une délégation d'anciens détenus marocains de Tindouf en 2005. A Miami, ils ont été soutenus par les groupes anti-castristes exilés. L'idée étant de forcer le trait sur les fondements idéologiques marxistes du Polisario. Plusieurs relais dans la presse américaine lui servent de porte-voix, notamment le « Washington Times », toujours droit dans ses bottes pour défendre la vision de Bush dans le monde arabe. Le « Miami Herald » relate quant à lui, régulièrement, la solidarité avec le Maroc du Congressman de Floride, le républicain ultraconservateur Lincoln Diaz-Balart, partisan acharné de la guerre en Irak et promoteur du transfert de l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem._ Diaz-Balart avait été en juillet 2003 avec Phil English, élu de Pennsylvannie, à l'origine de la création du Congressional Morocco Caucus, un groupe de pression favorable à la signature du controversé Traité de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis avec le soutien de Boeing, Time Warner, CMS Energy et Coca-Cola. La nouvelle doctrine américaine, née sur les décombres du 11 septembre a donné plus d'opportunités aux lobbyistes pour promouvoir un Maroc « pays modèle » dans un monde arabe en effervescence. La cause nodale du Sahara va alors se draper de tout ce qui peut paraître positif aux yeux d'une Amérique à l'idéologie conquérante. Pour modeler une image en phase avec les vues de la Maison-Blanche, le gouvernement marocain fera appel à une des plus puissantes firmes de « spin doctors » au monde : Edelman PR Worldwide. En 2002, Edelman aidera le Maroc à exhiber les résultats « des premières élections législatives transparentes de son histoire ». Quelques mois plus tard, l'administration Bush utilisera la même firme pour faire accepter son invasion de l'Irak par les médias arabes. Selon la lettre confidentielle O'Dwyer's, une référence pour naviguer dans les méandres du lobbying américain, Edelman suivrait de près l'offensive de charme du PJD aux Etats-Unis dans la perspective des élections de 2007, soulignant au passage que « ce parti islamiste modéré n'a de cesse de se comparer aux Chrétiens démocrates d'Europe ». Edelman est aussi très actif au Maroc dans le monde des affaires. La firme conseille, via Asdaâ, une de ses filiales à Dubaï, le mastodonte émirati Emaar qui vient de s'associer au groupe ONA dans son projet immobilier Bahia Bay. Afin de mieux gagner le cœur des puissants néo-conservateurs et acquérir leur soutien, le régime de Mohammed VI fait feu de tout bois. Il n'hésitera pas à recourir à ceux qui ont fait réélire George W. Bush : la National Association of Evangelicals (NAE). En mars 2004, une forte délégation d'évangéliques a sillonné le Maroc et rencontré plusieurs officiels dont le Premier ministre Driss Jettou. Elle a même obtenu de la ville de Marrakech l'organisation d'un concert de « rock chrétien » sur la Place Jamaâ-el Fna. Présentée comme une simple initiative de dialogue inter-religieux, cette mission, orchestrée par Aziz Mekouar, ambassadeur du Maroc à Washington, avait en fait d'autres objectifs. Pour les évangéliques, il s'agissait en substance « de se rendre compte de la montée de l'extrêmisme et de la condition de la liberté de culte au Maroc et de réfléchir avec le gouvernement marocain sur les moyens à mettre en œuvre pour l'enrayer », selon un rapport interne de l'organisation rédigé par le Révérend Richard Cizik, vice-président de la NAE pour les affaires gouvernementales. La délégation a d'ailleurs pu, « avec l'accord total des autorités, rencontrer et prier en privé avec des Marocains chrétiens », s'est enthousiasmé Cizik. La contrepartie de cette délicate attention ne s'est pas fait attendre. Le National Clergy Council dirigé par le Révérend Rob Schenck est devenu « au nom de l'humanisme prôné par Jesus », un des fervents défenseurs des « séquestrés de Tindouf ». Son organisation a lancé un site Internet (Speaks For Sahrawis) pour dénoncer le calvaire enduré par les Sahraouis vivants dans les camps du Polisario et demandé à John Handford, l'ambassadeur du Département d'Etat en charge de la liberté religieuse dans le monde d'agir en conséquence.
Une stratégie de l'autruche ?
« Le recours aux lobbyistes, surtout pour des affaires d'Etat d'une telle envergure, ne peut que servir d'appoint à une stratégie, voire une doctrine nationale », insiste James Hobbart, professeur de communication stratégique et relations publiques à la City University de Londres. Le spécialiste sait de quoi il parle, prenant pour exemple le cas similaire de la firme britannique The Policy Partnership qui avait dépêché à Laâyoune son experte Claire Davidson en mai 2002 à la demande du gouvernement marocain. Installée à l'hôtel Parador, elle s'est occupée d'orienter la politique de communication des autorités en conseillant les responsables sur place. Elle a prôné un discours d'ouverture vis-à-vis des journalistes étrangers, mais cela n'a pas suffit, « ce qui était à vendre était inconsistant ». L'anecdote résume bien le dilemme du Maroc aujourd'hui. Ses efforts coûteux pour faire accepter ses thèses et les transformer en acquis politiques achoppent sur son incapacité à formuler dans le détail une solution viable au conflit alors que la partie d'échecs régionale est plus que jamais favorable à un voisin algérien dopé par ses revenus pétroliers . « La récente initiative royale proposant une autonomie pour le Sahara doit s'accompagner de décisions crédibles. Comment voulez-vous qu'une boîte de consulting, aussi influente soit-elle, puisse nous aider à convaincre nos alliés, alors que le Palais vient de désigner une instance consultative truffée d'anciens potentats locaux de l'ère Basri ? », fulmine un connaisseur du dossier. Tout est dit.

Par Ali AMAR
source:le journal hebdo


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MessagePosté le: 15/04/2006 22:12:39    Sujet du message: Publicité

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