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« Tous contre les islamistes ! »

 
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romeosso
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MessagePosté le: 01/05/2006 16:01:01    Sujet du message: « Tous contre les islamistes ! » Répondre en citant

« Tous contre les islamistes ! »



La question est sur toutes les lèvres. Le Palais va-t-il laisser les islamistes du PJD rafler la mise lors des prochaines élections législatives sans intervenir ? Le makhzen n'a-t-il pas en fait le projet de constituer un ensemble de blocs séparés où pouvoir, partis politiques de la majorité gouvernementale et quelques représentants de la nouvelle société civile, habituée à ses arcanes, agiraient comme un front uni autour d'un même slogan : « Tout, sauf le PJD », voire « Tous contre le PJD » ?. En tout cas, pour le Palais c'est devenu un casse-tête et pour le PJD et l'USFP c'est une grande partie de poker menteur qui commence. Autour du roi, on s'agite déjà. 2007 arrive à toute vitesse et la marge de manoeuvre du régime à façonner les élections, et donc la carte politique, s'est davantage réduite.
Tout porte à croire que plusieurs scénarios sont cogités pour isoler le PJD et réduire sa prévisible percée lors des prochaines échéances électorales de 2007. Plusieurs initiatives concomitantes récemment prises sous l'égide du Palais semblent confirmer la thèse du façonnage d'un bloc anti-islamiste.
La bombe du sondage américain
Le sondage de l'Institut républicain international (IRI) sur les probables intentions de vote des Marocains, publié par « Le Journal Hebdo » début mars, a manifestement été le catalyseur de ces initiatives.
Image d'une situation politique à un moment donné, ce sondage est à prendre avec précaution mais il n'en demeure pas moins qu'il offre des indications fortes, -domination du PJD, centralité de l'USFP à gauche et faiblesse des partis proches du Palais- qui compliquent les affaires du Pouvoir. Mais si la marge de manoeuvre du Palais est réduite, il pourrait toujours compter sur le manque d'audace du PJD et de l'USFP pour continuer à maîtriser le jeu. Piqués au vif par les résultats de cette « consultation » qui placent le PJD en pôle position pour 2007, l'Etat, la classe politique et une frange de la société civile ont décidé de réagir. Le sondage de l'IRI évaluant les tendances politiques à quelques mois des législatives a fait l'objet d'une campagne de dénigrement quasi hystérique.
Certains médias, partisans ou proches de l'Intérieur, ont été jusqu'à crier à la conspiration, considérant ce sondage comme l'expression de l'interventionnisme américain dans les affaires politiques du pays au profit des islamistes. À défaut d'en discuter les constats, le sondage a été assimilé à une pression exercée sur la monarchie marocaine de la part de l'administration américaine pour la contraindre à accepter ainsi le fait accompli : l'inéluctable raz-de-marée islamiste en 2007. « Ce sondage qui donne favori le PJD avec 47% des votes hypothétiques est doublement problématique pour les autorités marocaines : il a été conduit par un organisme américain dépendant du parti de Bush, avec tout ce que cela peut signifier, mais aussi parce qu'il ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre aux techniciens du ministère de l'Intérieur dans le cas où ils auraient l'intention de remodeler à leur guise les résultats des élections de 2007 », commente un diplomate européen à Rabat. Le constat de cet observateur expliquerait l'intensité de la riposte contre le travail de l'IRI dont les résultats auraient été perçus par le Pouvoir comme un signe fort de l'acceptation par la Maison-Blanche d'une arrivée au pouvoir des partisans de Saad Eddine El Othmani.
En réalité, dès février, les équipes de l'IRI au Maroc avaient préalablement exposé leur démarche aux principaux partis politiques, en l'occurrence le PJD, l'Isltiqlal et l'USFP. À l'époque, ces partis n'avaient pas émis la moindre réserve, ni sur le principe du sondage lui-même, ni à propos de ses résultats. Mieux, Saad Eddine El Othmani, Abass El Fassi et Mohamed Elyazghi avaient gardé ses résultats sous le coude et très peu parmi les cadres de leurs partis en avaient pris connaissance.
L'intérieur prend les devants
Leur publication inattendue par « Le Journal » a subitement changé la donne. Contre toute attente, des journaux comme « Al Alam », « L'opinion », « Al Ittihad Al Ichtiraki » et « Libération », dont les directeurs de publication ne sont autres que Abass El Fassi et Mohamed Elyazghi, ont tiré à boulets rouges sur ce qu'ils ont qualifié de « fourberies du PJD » et « d'ingérence américaine ». Les « bénéficiaires » de cette étude, eux, ont choisi d'adopter un profil bas. Certains responsables du PJD ont été jusqu'à remettre en cause, à leur corps défendant, la rigueur et la pertinence de ce sondage. « Nous voulons à tout prix éviter toute confrontation avec le Pouvoir » dira, sans beaucoup de conviction, un des membres influents du secrétariat général du PJD. Quant au ministère de l'Intérieur, quelque peu désarçonné par la révélation de ce sondage, a rapidement pris les devants. Quelques semaines après qu'il ait été rendu public, Chakib Benmoussa et Fouad Ali El Himma ont reçu à tour de rôle les cadors de la majorité gouvernementale. Officiellement, l'objet de ces entretiens portait essentiellement sur le mode de scrutin à adopter pour 2007.
Benmoussa, fraîchement nommé à la tête du ministère de l'Intérieur, a pris note des préférences de chacun des représentants de la majorité. Si l'USFP et le PJD ont exprimé leur souhait de voir maintenir le scrutin de liste, la Mouvance Populaire et l'Istiqlal, n'ont pas caché leur penchant pour un scrutin uninominal. Un mode que l'on décrit propice à la manipulation. Or le PJD, par la voix de Lahcen Daoudi, estimera que ce dernier mode facilite la corruption et favorise la balkanisation de la carte politique. Avec un pareil mode de scrutin et avec un découpage électoral bancal, Abdellah Saaf, ancien ministre et militant de gauche, écarte l'idée d'un raz-de-marée du PJD pour la simple raison « qu'aucun parti politique ne pourra avoir plus de 22% des voix ». D'où l'important enjeu de l'ingénierie des prochaines élections qui demeure la spécialité d'El Himma. Ainsi, L'USFP et le PJD sont d'avis pour rejeter le mode de scrutin uninominal. Le ministère de l'Intérieur avait clairement souhaité revenir vers un mode de scrutin qui favorise les notabilités et l'argent, une façon de favoriser les partis traditionnellement alliés à la monarchie comme l'UMP. Mais l'UMP, dont l'évolution souligne les défauts de conception des stratégies politiques élaborées par l'Intérieur. Idée chère à Fouad Ali El Himma, la supposée première force politique du pays ne semble plus si première que cela. D'un côté, les cadors des partis composant l'union ne s'entendent pas vraiment sur la direction à donner à leur mouvement. Le congrès récemment tenu a exposé la bancalité de ce meccano voulu par le Palais. Le sondage de l'IRI, sérieux n'en déplaise à ses contempteurs, a mis le feu aux poudres et réduit le poids électoral des harakis à la portion congrue. Un chef de parti convié au ministère de l'Intérieur confiera que El Himma lui a notamment adressé trois messages : Primo, le sondage de l'IRI ne doit pas « leur faire peur » et que le ministère de l'Intérieur a, lui aussi, ses propres sondages, El Himma faisant apparemment allusion aux chiffres « officieux » des renseignements généraux. Secundo, les partis de la majorité gouvernementale ont « un bilan très positif à présenter aux électeurs ». Tertio, si les partis politiques au Pouvoir « ne font pas preuve de sérieux et d'efficacité », le roi n'aura que le choix de l'embarras : celui de composer avec les islamistes du PJD. « Le Palais fera tout pour nous aider. Visiblement, on ne veut pas des islamistes » en conclura ce chef de parti, certainement conforté par le message de soutien de l'Intérieur. Le jeu des alliances devrait donc dépendre des orientations définies par le couple Benmoussa-El Himma. Toute velléité de rapprochement avec le PJD est donc clairement à éviter.
Pressions sur le Palais La probabilité de voir émerger un parti électoralement dominant, en l'occurrence le PJD, une entente entre des partis ennemis sur la réforme des institutions, PJD-USFP sur une éventuelle réforme constitutionnelle, sont désormais d'actualité. Le traditionnel bal préélectoral est donc ouvert sous le signe du danger. D'un côté, dans l'esprit du Palais, il est difficile d'admettre l'existence d'un pôle politique fortement légitimé issu des élections. Il est aussi problématique de voir le pilier du camp conservateur, le PJD, et le pôle du camp de gauche, l'USFP, se mettre d'accord sur la réforme constitutionnelle et exercer ainsi une pression forte sur la monarchie. L'opposition fait bizarrement peu de bruit et se prépare à sa « manière » pour 2007. Les nouveaux entrants connaissent beaucoup de difficultés et ont du mal à faire valoir leur plus-value politique. Qu'en est-il, alors, des partis politiques de la majorité ? D'abord les harakis, récemment tous rassemblés sous la Mouvance Populaire, étaient depuis longtemps et jusqu'à il y a quelques mois, les plus proches du PJD. Mais, en août 2005, il semble que El Himma les a convaincus de ne compter que sur leur force numérique, en leur faisant miroiter un avenir radieux. (Voir encadré). L'homme fort du régime les a ainsi tacitement dissuadés de flirter avec les islamistes. Ensuite, il y a la position incohérente de l'Istiqlal à l'égard du PJD avec qui il partage pourtant toutes les valeurs du conservatisme politique. Le parti de Allal El Fassi, accrédité de 12% d'intentions de vote par l'IRI, écarte toute possibilité d'alliance avec les islamistes. Abbas El Fassi le crie d'ailleurs sur tous les toits. Restent l'USFP et le RNI. Le parti de Abderrahim Bouabid a chèrement payé le processus de l'alternance. « Que va donc faire l'USFP ? » est une question à plusieurs millions de voix dans le landernau politique marocain. Censé fédérer autour de lui toutes les forces progressistes pour ériger un véritable pôle de gauche de l'échiquier politique marocain, l'USFP est pris au piège de ses contorsions politiques. Les enseignements du sondage de l'IRI peuvent aboutir à des stratégies diamétralement opposées de l'USFP. En gros, d'un côté, l'USFP a été largement supplanté par le PJD, de l'autre il est électoralement le seul représentant du camp dit progressiste. La stratégie qu'adoptera le parti dépend de son analyse de ses résultats. S'il estime que la montée en puissance du PJD est essentiellement due à servir d'alternative à un attelage gouvernemental et même à une entente Palais partis jugée inefficace par les Marocains, il peut en conclure que la meilleure option est de retrouver une posture d'opposition.
Une posture qui lui permettrait de se reconstruire en battant le rappel de ses bases désenchantées pour former le vrai grand parti social démocrate qui fera face au bloc conservateur formé par le PJD. Opter pour l'alternative, c'est à dire accommoder le Palais en acceptant dès aujourd'hui de participer après 2007 à un gouvernement où les décisions seront prises par le Cabinet royal, risque d'être politiquement suicidaire. En effet, le sondage à montré qu'il existait une grande proportion de Marocains qui ne sont pas convaincus par l'offre politique actuelle. Même le PJD ne se retrouve en tête des sondages qu'avec l'apport de deux tiers d'électeurs qui se déclarent d'abord indécis. Dans ce contexte, l'émergence d'un pôle progressiste crédible, qui pourrait être le PSU de Mohamed Sassi et de ses amis, pourrait draîner l'électorat de gauche et considérablement affaiblir l'USFP. Si le risque paraît aujourd'hui minime, il n'en est pas moins réel. Un USFP dans l'opposition pourra reprendre un cheval de bataille que d'autres sont en train de lui prendre : La réforme des institutions. Une réforme dont l'importance pour la dynamisation socio-économique du pays refait surface. En collant aux desiderata du Palais, l'USFP risque de perdre ses dernières chances de retrouver son influence politique et de connaître le sort de vassal des partis fabriqués par le makhzen. Cela, le Palais l'a bien compris. C'est pourquoi Driss Jettou et Fouad Ali El Himma répètent à qui veut les entendre dans la coalition gouvernementale que le bilan du roi est le leur et qu'ils devraient s'en prévaloir dans leur campagne électorale. La proposition a tout l'air du cadeau empoisonné pour l'USFP. Accepter de faire campagne sur un bilan auquel ils ont si peu participé et qui de plus n'est pas aussi rose que veut bien le croire le Palais, c'est reconnaître en quelque sorte un statut de subalterne. Cela veut dire aussi renoncer dans une grande mesure aux demandes de réformes constitutionnelles véritables. Reste le cas de l'Istiqlal. Fort d'un nom qui résonne toujours positivement auprès des Marocains, et d'un appareil qui maintient une certaine mobilisation de ses bases, le parti survit malgré l'indigence de son offre politique. Il reste toutefois extrêmement vulnérable face à un PJD qui drague directement un vote conservateur traditionnellement promis au parti d'Abbas El Fassi. L'attitude de l'Istiqlal risque de déterminer celle de l'USFP. C'est là un autre atout pour le Palais. S'il convainc l'Istiqlal, le choix pour l'USFP d'adopter un ton plus revendicatif se compliquera. Une situation qui ressemble à celle de la période 1977-1983. Des bruits courent, dans les couloirs du Parlement notamment, sur un éventuel rapprochement entre l'USFP et le PJD. Ses voix les plus autorisées tiennent des propos paradoxaux. Si un Abdelouahed Radi ou Mohamed Lemrini n'écartent pas cette option, Fathallah Oualaâlou, lui, la rejette en bloc. « Cette question n'a jamais été à l'ordre du jour et nous ne partageons rien avec ce parti », a-t-il confié, il y a quelques jours à Casablanca à un panel de représentants de la société civile. Quant au RNI, il se débat toujours dans ses interminables querelles intestines. Ahmed Osman, son controversé président, dit la chose et son contraire.Tantôt, il se prononce pour une alliance avec le PJD, tantôt il nie même avoir tenu un pareil engagement. Sa crédibilité n'a jamais été autant remise en cause à tel point que l'on rapporte dans certains cercles à Rabat l'irritation perceptible du Palais à son sujet. On a été même jusqu'à prédire l'imminence de son remplacement par Driss Jettou. Embarrassé par ces rumeurs, le Premier ministre décidera, fin mars, de faire une sorte de mise au point à un membre du bureau politique du RNI.Il en profitera également pour lui faire passer un message. En marge du conseil de gouvernement, Driss Jettou dira en aparté avec Rachid Talbi Alami, ministre délégué auprès du Premier Ministre chargé des Affaires économiques et générales qu'il n'a pas le souhait d'avoir le sort de Maâti Bouabid ou celui d'Osman lui-même. Pour lui, le RNI ne devrait pas « s'inquiéter des élections de 2007 ». « N'oubliez pas que vous disposez d'un solide et excellent bilan à présenter aux électeurs. S'il le faut, j'irai moi-même faire campagne avec vous pour le défendre », ajoutera-il en substance.
Demain, un PJD plus agressif ?
Au PJD, la colère gronde contre le duo El Othmani-Daoudi. Si leur probité n'est pas remise en cause plusieurs dirigeants, sans parler de la base du parti, considèrent que les deux hommes qui ont pour point commun d'être les points de contact avec l'Intérieur, vont trop loin dans leur souci d'apaisement. Les idées de Mustapha Ramid semblent dominer aujourd'hui le parti. Son constat est simple et se résume en substance ainsi : « L'expérience parlementaire nous a montrés que l'on ne peut pas faire bouger les choses. Le Parlement est une institution faible. Nous n'avons pas été élus que pour être de bons élèves qui ne ratent aucune session. Nous avons été élus pour améliorer la situation du pays. Si le Parlement actuel ne le permet pas, il va falloir le dire à nos électeurs et proposer la bonne marche à suivre qui est celle d'une réforme constitutionnelle qui permet de donner à l'institution législative de vraies prérogatives. Notre avenir électoral en dépend ». Ce qui milite aussi en faveur d'une approche plus agressive aux yeux de cette faction du PJD qui fait tout désormais pour améliorer l'image du parti auprès de l'étranger et notamment des Etats-Unis. Il semblerait donc qu'à Washington, le PJD représente un parti légitime avec lequel les Américains comptent. Mais les amis de El Othmani rétorquent que le 16 mai 2003 n'est pas si loin et donc une sainte alliance entre le Palais et les autres partis politiques, notamment l'USFP contre le PJD, serait catastrophique pour le parti. Cette vision donne du carburant à quelques figures de proue de la société civile qui ont décidé de s'engager dans le champ politique.
La société civile à la rescousse
L'idée de Nouredddine Ayouch de lancer le projet 2007 Daba accompagne les initiatives partisanes. « Cette association a pour seul objectif les prochaines législatives. Les indicateurs politiques sont alarmants et les chiffres font peur. La chose politique n'a jamais été aussi décriée. Et c'est pour cela que nous avons décidé de faire quelque chose. Nous avons mis en place un plan d'actions qui devra notamment sensibiliser aussi bien les jeunes que les élites à s'impliquer activement et positivement dans les prochaines élections. Quant aux partis politiques, nous allons les aider à s'ouvrir davantage sur leur environnement et à mieux communiquer afin de corriger leur image et améliorer leur attractivité », assure M.Ayouch. Pour mener à bien son projet, cet homme de réseaux et qui soutient avoir recommandé au Souverain de dialoguer avec le PJD, est parvenu à rassembler autour de lui des profils insolites représentant la nouvelle société civile. (voir encadré). Le cheval de bataille de 2007 Daba est la lutte contre la désaffection politique. Ses membres sont convaincus qu'un taux de participation faible est un réel danger pour la démocratie : « On l'a vu en Algérie en 1992, cela laisse le chemin libre à tous les extrémismes », rappelle Mohamed El Ayadi, un des membres de 2007 Daba. Ce dernier tient pourtant à souligner que ce projet n'est dirigé contre aucun parti politique : « Notre souhait est que ce programme puisse profiter à tous les partis politiques sans exception ». Il est clair cependant que le projet de 2007 Daba espère convaincre les déçus, les exaspérés, les indécis et tous les oubliés d'un système politique verrouillé et avachi qui représentent 78% des électeurs hésitants à exprimer leur désaveu au PJD. Un projet ambitieux compte tenu des courtes échéances avant les prochaines législatives que d'aucuns pensent déjà jouées en faveur d'un PJD encore vierge qui pourrait pleinement profiter d'un vote sanction protestataire, Au lieu de s'attaquer aux origines de la récusation de la politique installée, le régime est en train de mettre en place à nouveau un énième conglomérat politique confus, un rassemblement occasionnel contre-productif qui risque d'engendrer davantage d'exclus et revigorer le péril radical. Les scénarios anti-islamistes qui s'inscrivent dans cette logique makhzenienne du « tout doit être joué d'avance », sont dangereux.

Par Taieb Chadi,
Aboubakr Jamaï,
Omar Brouksy & Mouaad Rhandi

source: le journal hebdo

"Plus on aime, plus on souffre. La somme des douleurs possibles pour chaque âme est proportionnelle à son degré de perfection..."



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