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affaire benbarka:paris etait dans le coup

 
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romeosso
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MessagePosté le: 01/05/2006 16:12:38    Sujet du message: affaire benbarka:paris etait dans le coup Répondre en citant

Paris était dans le coup

Cette fois-ci, c’est un ancien flic français de gros calibre qui lève un gros lièvre. Il s’appelle Lucien Aimé-Blanc. Il vient de publier un livre chez Plon, sous le titre L’Indic et le commissaire.

Paris était dans le coup

Abdellatif Mansour







Du fond de sa tombe introuvable, Mehdi Ben Barka a encore frappé. À partir de nulle part, ce cadavre historiquement “exquis” continue de livrer ses secrets, telle une âme vengeresse qui aurait juré de hanter à jamais les esprits pour avoir été perfidement fauchée.
Cette fois-ci, c’est un ancien flic français de gros calibre qui lève un gros lièvre. Il s’appelle Lucien Aimé-Blanc. Il vient de publier un livre chez Plon, sous le titre L’Indic et le commissaire. L’hebdomadaire français l’Express en a fait sa couverture, récemment. Depuis quarante ans, des écrits, des enquêtes journalistiques, des investigations judiciaires, des témoignages, des assassinats d’anciens exécutants devenus encombrants ont émaillé, accompagné, maintenu en surface “l’affaire Ben Barka”. Mais ils ne l’ont pas pour autant sortie d’un clair obscur à la fois pesant et rétrospectivement passionnant. L’intrigue reste entière. Même la récente décision de déclassification d’une partie des archives françaises concernant l’enlèvement et la mise à mort de Mehdi Ben Barka n’a pas apporté plus de lumières.
Le livre de Lucien Aimé-Blanc est tout de même particulier. On peut même parler d’un pavé dans la mare. Car le chapitre consacré à l’opération Ben Barka, dans les mémoires de l’ex-commissaire, apporte un éclairage très précieux sur la part et surtout la nature de l’implication française dans l’un des plus grands crimes politiques du siècle dernier.


avait que les services sécuritaires français avaient mobilisé leurs pires espèces et recruté dans les milieux parisiens les plus mal famés pour perpétrer leur coup. On savait aussi que leurs homologues marocains s’étaient, eux aussi, servis dans le même vivier. En gros, des tenanciers d’hôtels de passe à Paris et de bordels de luxe à Casablanca et à Mohammedia, tels Georges Boucheseiche, dit “Jo”; des agents doubles ou triples, tels Antoine Lopez ou Georges Figon; d’honorables correspondants barricadés derrière leur statut de faux diplomates, tel Ghali El-Mahi; et des tueurs professionnels tel Pierre Dubail. Rien que du beau monde qui nous est devenu familier depuis des décennies. Il figure en bonne place dans le livre de Lucien Aimé-Blanc. Que nous rapporte-t-il alors de plus par rapport à une masse de littérature consommée sur le même sujet? Quel est son scoop réellement vendeur?
Il faut d’abord rappeler que l’auteur n’est pas un novice par rapport à ce dossier. C’est lui qui a fourni la Peugeot 403 break qui a embarqué Ben Barka un 29 octobre 1965, devant la fameuse brasserie Lipp, pour l’emmener à la villa de Lopez, à Ormoy, dans l’Essonne, d’où il ne reviendra jamais. Le préposé Aimé-Blanc faisait son travail routinier comme responsable du parc automobile de son commissariat. Après avoir été blanchi de toute complicité dans l’enlèvement de Ben Barka, Aimé-blanc a pris du grade. Il est devenu commissaire auprès du BRI (Bureau de recherche et d’intervention). Fouineur comme tout flic qui se respecte, c’est là qu’il tombe sur des transcriptions d’écoutes téléphoniques.
Vous attendiez le scoop, le voici, le voilà. Le contenu de ces écoutes est accablant. Il met clairement en cause le ministre de l’Intérieur de l’époque, Roger Frey, et les services qui lui sont attachés, dans le rapt organisé de Mehdi Ben Barka. C’est on ne peut plus grave. Pour la raison suffisante que, grâce à ces révélations, documents officiels à l’appui, l’État français se trouve directement impliqué. En première ligne, son Premier ministre de l’époque Georges Pompidou.
Au-delà de l’émoi politique et de
l’émotion populaire au Maroc, on se souvient de la crise d’État qu’avait provoquée, en France, le kidnaping de Ben Barka, en plein Paris et en plein jour, par des policiers français exhibant leurs cartes de travail à leur future victime. La mémoire du général de Gaulle revient au galop. Furieux, le chef de la France libre écarte toute participation d’un quelconque corps constitué de l’État français à ce qu’il qualifie “d’inqualifiable”. Aux avant postes à l’époque, Roger Frey, de son côté, se mure dans un négationnisme à tous crins. Le général a-t-il couvert son ancien secrétaire particulier pendant sa longue traversée du désert de 1947 à 1958? Très peu probable. C’est plutôt Roger Frey qui a menti. Les archives produites par Lucien Aimé-Blanc le prouvent. Sans ambiguïté.
Depuis quarante ans, les autorités marocaines et françaises se sont balancé une patate chaude nommée Mehdi Ben Barka. Pour la partie française, c’est une affaire maroco-marocaine qui s’est simplement déroulée sur le sol français, avec des barbouzes engagées et payées par le général Oufkir. Jusqu’à la dernière commission rogatoire, conduite à Rabat, le 27 novembre 2005, de façon vaudevillesque, par le juge Patrick Ramaël, qui a pratiquement plongé la justice française dans le ridicule, les officiers français s’accrochent toujours à cette version. Bien que le général de Gaulle soit passé par là, une raison d’État frelatée lui a survécu.
Sauf que les faits révélés par Lucien Aimé-Blanc démolissent complètement cette thèse. L’État français, de par ses représentants gouvernementaux, ses hauts fonctionnaires et ses subalternes de basses œuvres, a été, bel et bien, partie prenante dans l’enlèvement et le meurtre de Mehdi Ben Barka. Cette vérité-là est désormais établie. Quant aux commanditaires qui voulaient avoir la peau de l’opposant marocain, leader tiers-mondiste et concepteur de la Tricontinentale, dans les années 60; ils sont à cheval entre la CIA américaine, le Mossad israélien, le réseau sioniste en Europe. Et les hommes de mains des généraux Oufkir et Dlimi. La plupart ne sont plus de ce monde. Les archives, non encore déclassifiées, existent toujours. Un jour, la vérité totale éclatera. Pour l’histoire.


“J’ai la preuve irréfutable”

Une interview du commissaire français
Lucien Aimé-Blanc sur l’affaire Ben Barka

“J’ai la preuve irréfutable”

Propos recueillis par
Majdouline El Atouabi







• Maroc Hebdo International: Que savez-vous sur l’affaire Ben Barka, que vous évoquez largement dans votre livre L’Indic et le commaissaire?
-Lucien Aimé-Blanc: Dans ce livre, je me suis essentiellement basé sur des écoutes téléphoniques opérées dans la résidence Niel, où se retrouvaient quelques-uns des principaux protagonistes de cette affaire. Mais, auparavant, avant même que je ne mette la main sur ces bandes sonores, j’ai côtoyé l’affaire Ben Barka de très près, lorsque j’étais commissaire adjoint de la brigade mondaine de Paris en 1965. À
l’époque, j’étais âgé de 29 ans et j’avais à peine quatre années d’expérience au sein de la police et une année au sein de cette brigade, à laquelle j’ai été affecté en 1964. Mon bureau était contigu de celui de l'inspecteur principal Louis Souchon, chef du groupe des stupéfiants, et son adjoint, le jeune inspecteur Roger Voitot. Ce sont les deux policiers français qui ont interpellé Mehdi Ben Barka en face de la brasserie Lipp, le 29 octobre 1965. C’était un vendredi, et je m’en rappelle comme si c’était hier.





• MHI: Vous avez écrit dans votre livre que vous avez failli participer à l’enlèvement de Mehdi Ben Barka…
-Lucien Aimé-Blanc: Effectivement. Le jour de l’enlèvement, j’étais à mon bureau dans la brigade mondaine lorsque Louis Souchon est venu me demander un véhicule qu’ils comptaient utiliser, lui et Voitot, pour l’arrestation d’un Bic (arabe), selon ses propres termes. Il s’est adressé à moi en ma qualité de responsable de la logistique et de gestionnaire du parc automobile de la brigade, qui était composé de quatre véhicules banalisés et de deux breaks. Je lui ai remis les clés de la seule voiture qui était disponible, une 403 break que l’on utilisait surtout pour les rafles de prostituées et de proxénètes. À l’époque, cette activité était florissante et Paris comptait pas moins de 140 maisons closes. En prenant les clés de cette voiture, qu’il s’est engagé à restituer le soir même, l’inspecteur Souchon m’a demandé si ça m’intéressait de l’accompagner lors de cette arrestation. Chose que j’ai fort heureusement déclinée pour cause de rendez-vous amoureux. La suite me donnera raison.
• MHI: Que s’est-il passé par la suite?
-Lucien Aimé-Blanc: L’affaire de l’enlèvement s’est ébruitée pour prendre une ampleur hallucinante. Quelques jours à peine après son déclenchement, Antoine Lopez a été convoqué au siège de la police judiciaire au Quai des Orfèvres. Il fut aussitôt mis en garde-à-vue après une brève entrevue avec M. Fernier, le patron de la PJ à l’époque.





Deux jours plus tard, la brigade mondaine fut assiégée par les éléments de la brigade criminelle. Je ne sais pas si la crim avait été saisie de cet enlèvement par Azemmouri, le jeune étudiant en sociologie qui a assisté à l’arrestation de Ben Barka par Souchon et Voitot. Toujours est-il que les membres de la brigade mondaine, dont moi-même, ont subi des interrogatoires serrés de la part de l’inspection générale des polices. Finalement, cette brigade fut démantelée et ses quinze membres mutés dans divers services de police. Son chef, André Simbille, un des grands flics de l’époque, a vu sa carrière stoppée net par cette affaire. Sans cela, il aurait certainement fini directeur du Quai des Orfèvres. Louis Souchon fut, quant à lui, condamné à une peine de huit années de prison qu’il n’a pas entièrement purgée puisque je l’ai rencontré quatre années plus tard dans un café où l’on a pris un verre, sans jamais évoquer l’affaire Ben Barka. Il doit être mort aujourd’hui, car, à l’époque des faits, il était déjà âgé d’une cinquantaine d’années. C’était un ancien résistant, un vieux de la vieille et un vrai dur à cuire. Plus jeune, l’inspecteur Voitot a écopé, lui, d’une peine légère, deux ou trois ans de prison tout au plus, et fut radié de la police. Pour ma part, j’ai été muté à la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI).
•MHI: N’est-ce pas dans cette brigade que vous avez pris connaissance des écoutes téléphoniques de la résidence Niel qui servait de repaire pour les truands français qui ont préparé et participé à l’enlèvement de Mehdi Ben Barka?
-Lucien Aimé-Blanc: Absolument. En avril 1966, j’ai été nommé adjoint du commissaire de cette brigade, qui était la première brigade antigang de la préfecture de police. J’y ai passé six années. L’affaire Ben Barka avait fait grand bruit. En tant que policier, je m’intéressais à tout ce qui touchait à cette affaire. Je grappillais à droite et à gauche toutes les informations qui pouvaient assouvir ma curiosité. Quelques mois à peine après mon entrée dans la BRI, je découvre dans les archives de cette brigade des bandes sonores d’écoutes téléphoniques opérées dans la résidence Niel entre le 21 septembre et le 23 octobre 1965, soit six jours avant l'enlèvement de Ben Barka. Ces écoutes nous avaient été transmises bien après l’affaire, par la brigade de recherche du ministère de l’Intérieur, avec laquelle nous collaborions concernant les affaires de banditisme. À leur lecture, je me suis aperçu qu’un mois avant le déclenchement de l’affaire Ben Barka, le projet de son enlèvement apparaissait très clairement à travers ces écoutes téléphoniques. J’ai aussitôt décidé de retranscrire le contenu des bandes sonores dans un document d’une quarantaine de pages.
• MHI: Racontez-nous dans le détail où ces écoutes ont été faites et qui les a ordonnées?
-Lucien Aimé-Blanc: Les écoutes ont été réalisées dans la résidence Niel située sur l’avenue Niel dans le XVIIe arrondissement de Paris. C’était un hôtel de rendez-vous assez bien agencé et dirigé par un proxénète parisien nommé Marius Chataignier. Boucheseiche, Figon, Antoine Lopez, André le Ny, Dubail, Palisse et d’autres protagonistes de l’affaire Ben Barka en avaient fait leur repaire. C’était une sorte de quartier général où ils se réunissaient pour préparer l’enlèvement de Ben Barka. Les écoutes avaient été ordonnées par la Brigade de documentation et de recherches criminelles. Créé en 1964, ce service était basé au 11, rue des Saussaies, dans le huitième arrondissement, c’est à dire au ministère de l’Intérieur. Il était dirigé par M. Boué-Lahorgue.
C’était un spécialiste de la lutte anti OAS et il travaillait en direct avec M. Alexandre Sanguinetti, membre du cabinet et conseiller du ministre de l’intérieur Roger Frey.
• MHI: Pourquoi à votre avis, le ministère de l’Intérieur français s’intéressait-il à l’affaire Ben Barka?
-Lucien Aimé-Blanc: À l’époque, il y avait deux polices: la préfecture de police, qui était compétente sur Paris, et les services du ministère de l’Intérieur, qui couvraient la province.
Et, bizarrement, ces services, qui ne doivent opérer qu’en province, ont placé une écoute téléphonique dans une résidence située dans le périmètre de Paris.
Chose que, théoriquement, ils ne pouvaient pas faire sans prévenir la police parisienne. J’en déduis que le ministère de l’intérieur voulait faire ces écoutes en toute discrétion, sans passer par aucun autre service.
• MHI: C’était en quelque sorte des écoutes informelles ?
-Lucien Aimé-Blanc:Même si ça en a tout l’air, je ne pense pas que ce soit le cas. Lorsqu’un service de police demandait une écoute, il était en effet obligé d’avoir quatre signatures. Celle du patron du service demandeur, la signature du ministre de l’Intérieur ou de son représentant, celle d’un responsable au niveau du cabinet du Premier ministre et, enfin, celle du ministre des PTT. Il fallait en outre que la demande soit motivée. Automatiquement et officiellement, toutes ces personnes devaient être informées chaque fois qu’une écoute téléphonique était réalisée.
• MHI: On en déduit que le ministre de l’Intérieur, Roger Frey, le Premier ministre, Pompidou et, partant, le président de la république française, le général Charles de Gaulle, étaient au courant des préparatifs de l’enlèvement de Ben Barka ?
-Lucien Aimé-Blanc: C’est une question à laquelle je ne peux pas répondre. Car, tout simplement, je ne connais pas le degré d’implication de ces personnalités. Pour ce qui est de Roger Frey, c’est l’un de ses fidèles adjoints qui a mis au point la brigade qui a commandé les écoutes. Ça m’étonnerait donc qu’il ait agi sans en informer son ministre. Pour ce qui est de Pompidou et de de Gaulle, je ne dispose que de ce document qui recoupe beaucoup de choses, mais qui n’informe nullement sur les personnes qui ont en eu connaissance.
• MHI: Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour faire ces révélations, alors même que la justice française instruisait l’affaire Ben Barka?
-Lucien Aimé-Blanc: C’est vrai, peut-être que j’aurais dû publier ces informations bien avant. Mais, honnêtement et tout bêtement, je n’y avais jamais pensé auparavant. Ceci malgré le fait que je m’étais rendu compte de leur importance aussitôt que j’ai pris connaissance du contenu des bandes sonores des écoutes téléphoniques.
• MHI: N’avez-vous pas été interpellé par une quelconque actualité. Par exemple, la récente commission rogatoire exécutée par le juge français Patrick Ramaël au Maroc, en décembre 2005 ?
-Lucien Aimé-Blanc: Non, pas du tout. L’écriture de ce livre a été entamée en juin 2005 et s’est terminée pendant le mois d’octobre de la même année. Donc, bien avant cette commission rogatoire. Il s’agit en fait d’un récit autobiographique que j’ai mûri pendant de longues années avant de le publier en cette année.
• MHI: Vous dites dans votre livre que six jours avant l’enlèvement de Ben Barka, les écoutes ont été interrompues ?
-Lucien Aimé-Blanc: Il n’y a pas eu interruption des écoutes. Mais, à partir du 23 octobre 1965, date de l’arrivée de Ben Barka en France, les principaux protagonistes de l’affaire n’apparaissaient plus sur ces écoutes. Je présume qu’ils ont changé de résidence pour aller s’installer ailleurs.
En plus, dans le document que j’ai retranscrit, je n’ai reproduit que les passages intéressants où des personnages comme Antoine Lopez, Ghali El Mahi, Pallisse, Dubail, le Ny ou Boucheseiche intervenaient. J’ai également noté les passages où Oufkir et Chtouki avaient été cités. Durant les derniers jours, il devenait clair à travers les conversations téléphoniques que Lopez et son équipe de voyous se méfiaient de l’arrivée de Chtouki. Ils avaient peur de se faire doubler et craignaient que les agents marocains ne prennent Ben Barka avant eux.
• MHI: Quelles sont les personnes qui apparaissent sur ces écoutes ?
-Lucien Aimé-Blanc: Il y a, bien sûr, Antoine Lopez, le correspondant du SDECE à Orly, Georges Boucheseiche, le proxénète parisien et ancien agent de la Carlingue, la Gestapo française du temps de Vichy, Jean Pallisse, André le Ny, Pierrot Dubail et Georges Figon, alias Joe Lunettes. Côté marocain, apparaissait surtout Ghali El Mahi, l’agent des services marocains dans l’ambassade marocaine à Paris et qui logeait dans un hôtel appartenant à Antoine Lopez dans le boulevard Montparnasse. Oufkir n’a jamais parlé, mais il était cité sous le pseudonyme le Général. Idem pour Chtouki, dont les protagonistes parlent, mais qui n’apparaît pas, le cinéaste français Franju, dont le nom a été cité à plusieurs reprises. Et, bien sûr, Ben Barka.
• MHI: Y aurait-il eu d’autres écoutes opérées dans d’autres résidences?
-Lucien Aimé-Blanc: À ma connaissance, non. Les seules écoutes que je connais sont celles qui ont été reproduites dans mon livre.
• MHI: Quels sont les autres protagonistes de l’affaire Ben Barka que vous avez connus ?
-Lucien Aimé-Blanc: À l’époque où j’étais encore dans la brigade mondaine, je recevais assez souvent Antoine Lopez, qui était un correspondant du service (SDECE), et qui travaillait avec Souchon et Voitot sur les affaires de stupéfiants. C’était un individu très liant, on a fini par sympathiser. Mais nos rapports ne dépassaient guère le plan amical.
• MHI: Avez-vous votre propre idée ou des informations sur le meurtre de Ben Barka et du lieu où il a été enterré?
-Lucien Aimé-Blanc: Alors là, absolument pas. À part ce qui a été écrit çà et là dans la presse, je n’ai aucune information sur le meurtre et le lieu de sépulture de Ben Barka.
Tout ce que je sais, c’est que Figon, l’auteur principal de ces révélations, qui s’est notamment répandu sur les colonnes de l’Express, était un indicateur des Renseignements Généraux parisiens. Il n’a pas tout dit au départ. Mais il s’est rattrapé par la suite pour se venger, parce qu’il n’avait pas été payé.
• MHI: Entre le Maroc et la France, qui, d’après vous, supporte le plus la responsabilité dans cette affaire ?
-Lucien Aimé-Blanc: Je ne peux pas prendre partie. Je ne fais que relater des faits précis et c’est aux gens de tirer les conclusions qu’ils veulent. Sinon, il est clair que des membres des services français, que ce soit dans la police ou dans le SDECE, étaient compromis dans l’enlèvement et la liquidation de Mehdi Ben Barka. J’en ai la preuve irréfutable. Mais, de ma position, je ne peux pas faire des conclusions et des supputations hâtives.


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Portrait d’un grand flic

Avant sa mutation en 1982 à la tête de la police judiciaire régionale de Lille, le commissaire Lucien Aimé-Blanc a rempli plusieurs fonctions au sommet de la hiérarchie de la police française. Il a ainsi dirigé des services de police aussi prestigieux que l'Office central de répression du banditisme (OCRB) et la 4e section de la police judiciaire à Paris. Il partira ensuite en Afrique. D’abord, en tant que délégué du service de coopération en Guinée Conakry, où il se lie d’amitié avec le président Lansana Conté. Ensuite, à titre privé en qualité de conseiller technique auprès de cabinets de présidents africains comme le Général Colimba et Ange Philippe Patassé. De retour en France, il a écrit Chasse à l’homme, un best seller salué par la critique comme étant le livre le plus complet sur l’affaire Jacques Mesrine. Le Commissaire, l’un des principaux artisans de la neutralisation de ce gangster mythique, y relate de façon détaillée le déroulement et le dénouement sanglant de cette affaire qui a défrayé la chronique en France pendant les années 70. Le lundi 17 avril 2006, à l’âge de 71 ans, il a sorti son deuxième livre. Cette fois-ci, il s’agit d’un récit autobiographique intitulé L’Indic et le commissaire. Ce livre raconte certaines affaires que le commissaire a croisées durant sa longue carrière au sein de la police française entre 1963 et 1982. Parmi ces affaires, celle de l’enlèvement du célèbre opposant marocain Mehdi Ben Barka, dont il était l’un des protagonistes indirects, y est évoquée sous un angle nouveau, dans le septième chapitre. Lucien Aimé-Blanc apporte en effet de nouvelles révélations qui mettent en évidence la connaissance par les autorités françaises et donc leur complicité passive, voire active, dans les préparatifs de l’enlèvement du célèbre opposant marocain

source:maroc hebdo

"Plus on aime, plus on souffre. La somme des douleurs possibles pour chaque âme est proportionnelle à son degré de perfection..."



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MessagePosté le: 01/05/2006 16:12:38    Sujet du message: Publicité

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lord
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MessagePosté le: 01/05/2006 22:42:07    Sujet du message: affaire benbarka:paris etait dans le coup Répondre en citant

bien sur que Paris etait dans le coup, je sais pas si qlq1 a lu mon ami le roi, mais la nuit de l'enlevement le 1er ministe"oufkir" d'un pays ami "le maroc" atterit a Paris sans que les autorités française le sachent!!! et une personne de ce calibre entre en france sans donner suite a sa visite ni la suivre pour savoir ou est ce qu'il va se rendre...



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MessagePosté le: 21/01/2017 00:09:24    Sujet du message: affaire benbarka:paris etait dans le coup

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