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Hicham El-Guerrouj : le seigneur des anneaux olympiques

 
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blanca
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MessagePosté le: 23/05/2006 08:52:26    Sujet du message: Hicham El-Guerrouj : le seigneur des anneaux olympiques Répondre en citant

Si les raisons ne manquent pas pour rendre hommage à ce géant qu’Hicham, ce sont plutôt les mots qui manquent pour exprimer tout le ressenti que l’on a pour l’athlète et pour l’homme. Comment trouver les mots pour exprimer l’admiration, la considération, l’estime, le respect, et toute la gratitude que l’on éprouve pour lui ?

Alor,s pourquoi maintenant ? C’est peut-être à cause d’un vide, d’un manque que l’on n’arrive pas à combler. À l’aube de la saison estivale d’athlétisme, l’idée de ne pas le voir pour la deuxième année consécutive et peut-être de ne plus le voir fouler les pistes des stades nous pèse et nous ressentons un grand vide.

Oui, cette silhouette si élégante et ces foulées plein de grâce nous manquent. Tout ce cérémonial d’avant le départ, la course, les traditionnels et triomphaux tours de piste pour saluer le public qui a toujours répondu avec ferveur. Oui, tout ça et tous ces petits et nombreux détails nous manquent. Aujourd’hui, nous mesurons avec justesse tout ce bonheur, toutes ces joies, ces grands et immenses plaisirs que cet athlète hors pair nous a procurés.

Ce n’est pas un appel à un retour. Non, Il serait déplacé et ingrat d’être plus gourmand et de demander davantage, après tout ce qu’a enduré et a éprouvé Hicham : Tous les efforts, tous les sacrifices et tous les renoncements aux plaisirs les plus ordinaires de la vie qu’il a consentis, mais aussi toutes les douleurs et toutes les détresses qu’il a vécues.

Oui, si Hicham disposait d’un talent fou, sa réussite a nécessité un travail et un labeur dignes des forçats. Et s’il a atteint le sommet des summums, sa vie d’athlète n’a pas toujours été un long fleuve tranquille.

La Trilogie olympique d’Hicham
Son histoire d’athlète restera à jamais liée à celle des jeux olympiques avec ses exploits mais aussi avec ses descentes en enfer. Et cette histoire s’écrit en trois actes. C’est une trilogie digne d’un scénario Hollywoodien, mais celui-là est vrai et non une fiction. Il est fait de chair et d’os. Cette trilogie, avec ses drames et ses comptes de fée, a pour réalisateur l’athlétisme, a pour producteur les jeux olympiques et a pour héros Hicham El-Guerrouj.

1. Atlanta 1996 : la chute de l’Ange
En cette année 96 Hicham El-Guerrouj en haut de ses 22 printemps est déjà une valeur sûre de la distance reine du fond et du demi-fond. Il est considéré comme le digne successeur de Aouita qui « doit rendre au Maroc » sa place sur cette distance. Le public et la presse Marocains lui feront peser une pression sans limites.

Sa médaille d’argent en 95 à Goteborg, sa domination sur la distance illustrée par de très belles performances et sa progression fulgurante, pousse Morcelli -le véritable patron de la distance- à refuser de le confronter. Tout le monde attendait ce duel durant les jeux et Hicham est le favori. Le jour J, il était en plein possession de tous ses moyens et sa course au niveau tactique était parfaite. Parfaite jusqu’aux 400 derniers mètres de l’arrivée.

Au moment du lancement de la course, une erreur d’inattention le fait chuter. Les rêves s’envolent et le monde s’écroule. En une fraction de seconde, le travail de tant d’années s’évapore dans le ciel des illusions perdues. Morcelli s’envole vers la victoire et Hicham prend sur lui-même, se relève et termine la course par respect pour ce sport noble mais également pour tous les spectateurs et les téléspectateurs. Il franchit la ligne d’arrivée en 12ème et dernière place, le coeur gros et les yeux pleines de larmes. Il sera inconsolable.

Les paroles les plus douces et les plus réconfortantes n’y feront rien.
Cependant, il n’a que 22 ans, et tout l’avenir est devant lui. Cette défaite par sa manière le rendra encore plus aimé par le public Marocain. La presse nationale ne lui tiendra pas rigueur.
D’ailleurs, cette année 96, il signe la meilleure performance mondiale de la saison, et lors de la finale du Grand prix à Moscou, il prend sa revanche en battant Morcelli.

2. Sydney 2000 : incroyable défaite
L’échec d’Atlanta aussi cruel n’est pas considéré comme une défaite. Comme a son habitude, Hicham se met au travail pour revenir encore plus fort. Avant les prochains jeux, il y a tant de défis et tant d’objectifs à atteindre. Le premier sera le titre mondial du 1500 m qu’il gagne haut la main en 97 à Athènes et c’est le début d’une autre Histoire entre Hicham et Athènes berceau de l’olympisme. Mais on est en encore loin.

Quelques jours après ce titre, il signe un grand chrono au meeting de Zruich, le panthéon de l’athlétisme et la Mecque du fond et du demi-fond, lors d’une nuit de folie, une des ces nuits magiques qui a vu trois records du monde tomber. Il bat le record du Maroc de Saïd Aouita mais sans réussir à battre la marque mondiale détenue par Morcelli.

Ça sera chose faite la saison suivante au stade Olympique de Rome, un certain 14 juillet 98 -48 heures après la victoire des bleus en coupe du Monde- lors d’une course où Hicham a fait exploser le chronomètre au sens propre comme au figuré. Ce dernier tomba en panne et resta bloqué à la marque 3’26 ‘’00.

L’année 1999 démarre de belle manière. Hicham décroche le record du monde du miles, toujours au stade olympique de Rome qui devient son stade fétiche et auquel il sera très fidèle.
Il remporte le titre mondial à Séville pour la seconde fois, dans une course qui rentre dans l’Histoire avec un temps canon et qui n’est pas prêt d’être battu en championnat.

Cette année 99, il bat le record du 2000m et obtient la 2ème meilleure performance mondiale de tous les temps sur le 3000m dont le record, situé à un niveau intergalactique, est détenu par un certain Koomen. Une sorte de mirage, qui en l’espace de deux ans 96 et 97, a impressionné pour disparaître. Le record du 3000 m est sujet à beaucoup de suspicion et de doute.

L’année 2000 s’annonce comme celle de la consécration. Hicham gagne tous les meetings et ses temps sont fulgurants. Depuis son échec à Atlanta, il n’a perdu qu’une course en miles en 97. Les jeux ont lieu très tardivement et la finale du 1500 est programmée le 29 septembre.

L’incroyable, l’impensable et l’invraisemblable se produisirent. Hicham est battu sur le fil par Noah Ngeny. Quelle surprise et quelle déception! L’image de Hicham en fin de course illustre tous les malheurs du monde. Assis à terre, le regard fuyant. À quoi pense-t-il ? À qui pense-t-il ? Serait-il frappé par une malédiction des jeux ?

Lui, le seigneur de la distance, le maître incontestable et incontesté ne sera-t-il jamais champion Olympique ? et le calvaire ne fait que commencer. Il faut affronter la presse (les interviews, la conférence de presse), la remise des médailles et re-presse, et ensuite le retour au Maroc. Et là la presse nationale se déchaîne. Elle, qui est prompte à s’extaser et à s’enflammer pour des victoires insignifiantes, la voilà qui descend Hicham en flèche. Il a tout de même ramené une médaille d’Argent.

Qui peut mesurer la détresse, la douleur, les souffrances et les supplices qu’a endurés Hicham ? Personne ne peut se mettre à sa place sauf peut-être ses proches qui le côtoyaient tous les jours.
Il est dans un gouffre, au fond du trou. Sera t il capable de se relever d’un second revers aux jeux. Aura-t-il la force et l’énergie pour repartir et attendre encore 4 ans.

Grâce à l’aide de ses proches et notamment sa petite sœur, et de son entraîneur Kada, Hicham reprendra les chemins des entraînements. Il n’est pas un homme à abdiquer devant les difficultés. À 26 ans, il a encore l’opportunité de gagner cet or olympique qui semble le fuir et lui résister. Le voilà reparti pour 4 ans.

2. Athènes 2004 : la consécration du roi
L’année 2001 sera l’année du renouveau et de la renaissance. Il glane son 3ème titre de champion du monde du 1500m à Edmonton, et gagne toutes ses courses. Il remporte le titre de meilleur athlète de l’année.
En 2002, il remporte toutes ses courses et gagne le titre de meilleur athlète de l’année pour la seconde fois consécutive.


L’année 2003 est marquée par le championnat du Monde. Hicham se lance un défi supplémentaire en visant le doublé 1500/5000. Il remporte le 1500, dans un stade majoritairement acquis à son adversaire M. Baala, mais qui s’est admirablement comporté en ovationnant Hicham en vainqueur. Il rate d’un cheveu, par manque de repère, l’or sur 5000m. Il est élu meilleur athlète de l’année pour la 3ème année consécutive.

L’année, tant attendue, 2004 arrive. Elle est l’ultime chance pour décrocher l’or olympique. Et elle démarre mal. Hicham subit une défaite à Rome aussi surprenante qu’inquiétante. Il s’aligne 3 jours après à Lausanne, non prévu dans son programme. Il gagne mais avec un temps indigne de son rang. Lors de la conférence de presse, il craque : il éclate en sanglot, confie ses problèmes respiratoires et surtout annonce qu’il renonce aux jeux s’il n’a pas un temps de référence.

Décidemment, son histoire avec les jeux n’est pas simple. L’espoir viendra d’abord de la Belgique, où Hicham réalise un temps en dessous de 3’30, ensuite de Zurich. Certes, il termine second, mais avec un temps en dessous de 3’28. C’était son objectif de valider les progrès réalisé lors des entraînements.

Les jeux démarrent. Le 23 Août, Hicham avait rendez-vous avec l’Histoire. Il est face à son destin. Cette finale du 1500 m restera dans les mémoires et dans les anales. La dernière ligne droite est à couper le souffle. Ces stanniques 100 derniers mètres semblaient interminables. On est passé par tous les états. À 20 m de l’arrivée, le scénario de Sydney est revenu aux esprits. Mais Hicham, dans un dernier et insoupçonnable effort passe Lagat et franchit la ligne d’arrivée en premier.

C’est la délivrance. Il resta un bon moment dans un état second. Une fois revenu à ses esprits, il se dirigea vers son entraîneur.
Le monde entier salua sa victoire. Il reçut, bien sûr les félicitations du Roi du Maroc, mais également un télégramme de félicitations de J. Chirac et de A. Bouteflika.

Ses adversaires lui ont tous rendu un hommage appuyé : B. Lagat, M. Baala, N. Morecelli mais également et surtout un autre seigneur du mile dont l’affection pour Hicham est sans limites, il s’agit de S . Coe. Hicham, ce soir était un ange qui vole dans le ciel du paradis. Même sa danse du Sirtaki, pas très académique, était belle.

Il récidiva deux jours après avec la victoire sur le 5000M. Là, on est dans autre dimension. Hicham atteint le graal son graal de surcroît à Athènes berceau des jeux. Il entre au panthéon de l’olympisme. Il était dit que son Histoire se terminera par un beau compte de fée. Nul n’est mieux placé que lui pour résumer cette Histoire : en 97, Athènes a fait découvrir au Monde un prince. En 2004, il le couronne Roi.

On disait de lui, Roi sans couronne, il vient de glaner deux. Il fut sacré, sans surprise, Roi des jeux.
Il obtiendra plusieurs prix cette année dont le prix du prince d’Asturies et fut sacré Champion des Champions par le groupe l’Equipe.

La révolution du 1500 m ou le » ElGuerroujisme »
Hicham, a aussi marqué de ses empreintes les meetings. Il a inscrit son nom en lettres d’Or dans les grands stades (Oslo, Rome, Paris, Zurich, Bruxelles, Berlin, Lausanne, Londres, Rieti,…). Il a maîtrisé le 1500m comme personne. Il a révolutionné cette course : on a parlé de « Elguerrouisme ». Au-delà de ses records Indoor et Oudoor, il a aligné 50 victoires d’affilée. 3 défaites en 98 courses. Il est descendu 33 fois en dessous des 3'30 (Noah : 8 fois, Moecelli, 6 fois, Lagat 5 fois, Aouita 2 fois).

Il possède 7 des 10 meilleures marques de tous les temps. Il possède le record des meetings des grands stades.
Hicham est un athlète hors pair. C’est une légende. Nous avons la chance de l’avoir évolué sous nos yeux.
Bravo l’artiste, Merci pour toutes les émotions et les plaisirs que tu nous a procurés et bonne chance pour la suite.


Mohamed Ali
source:menara.ma

tl9ani hna : http://khoukha.over-blog.org/



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MessagePosté le: 23/05/2006 08:52:26    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 25/05/2006 07:30:29    Sujet du message: Hicham El-Guerrouj : le seigneur des anneaux olympiques Répondre en citant

Merci Hicham d'avoir honore notre pays et merci de nous avoir donner l'occasion de voir le drapeau Marocain sur les tribunes. des moments inoublibales surtout lors des jeux olympiques de 2004. Smile

You Don't Need To Be Perfect To Do Perfectly Well


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MessagePosté le: 30/05/2017 05:26:59    Sujet du message: Hicham El-Guerrouj : le seigneur des anneaux olympiques

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