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Femmes imams. Une révolution manquée

 
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MessagePosté le: 13/06/2006 17:56:02    Sujet du message: Femmes imams. Une révolution manquée Répondre en citant

Amina Wadud a créé un précédent en dirigeant une prière à New York. Au Maroc, le débat a été tué dans l'œuf, à travers une fatwa express. La femme est interdite d’imamat. Pourtant, ni le Coran ni la Sounna n'ont tranché sur la question. Réformistes et conservateurs s'affrontent.


Qui aurait cru que les morchidate allaient être à l'origine d'une secousse religieuse au Maroc ? Personne ne se doutait que ces 50 prédicatrices, formées sur les bancs de l'école des imams à Rabat, allaient faire l'objet d'une fatwa express du comité Al Ifta, leur
interdisant de diriger la prière et tranchant une fois pour toute sur la question de l'imamat de la femme au Maroc.

Pourtant, c'est ce qui s'est passé. La sortie en avril dernier de la première promotion de morchidate a donné lieu à une vive polémique, “initiée par certains médias internationaux qui se sont empressés de dire que ces femmes allaient, comme leurs confrères hommes, avoir le statut d'imam”, explique d'emblée un haut responsable du ministère des Affaires religieuses. Le ministre Ahmed Toufiq intervient et dément catégoriquement cette idée. Pour lui, “il n'y a et il n'y aura jamais de femmes imams au Maroc”. Jeudi 25 mai, pour mettre fin à ce débat, il sollicite l'avis du comité Al Ifta, présidé par le roi. Un jour après, la fatwa tombe comme un couperet. Les femmes ne sont pas habilitées à diriger la prière. “Le rite malékite et la jurisprudence islamique sont unanimes à proscrire la direction par la femme de la prière des hommes. Il n'a jamais été prouvé, que ce soit dans l'histoire du Maroc et chez ses oulémas qu'une femme ait dirigé à la mosquée la prière des hommes ou des femmes”, annonce la fatwa.

Revenez, ô esprits égarés !
Cet avis religieux a choqué par sa sévérité. D'autant que les théologiens sont unanimes sur le fait qu'il n'existe aucun texte religieux interdisant expressément l'imamat de la femme. Pourquoi les instances religieuses ont-elle fermé la porte de cette façon si ferme ? était-il nécessaire de recourir à une fatwa solennelle ? “Oui, tranche un haut responsable du ministère, les questions religieuses sont sensibles et ne sont pas accessibles à tout le monde. Si les initiés peuvent faire la différence, il en va autrement pour la masse. Alors, il vaut mieux ne pas laisser les esprits s'égarer dans des débats vains et qui peuvent déraper”.

Mais ne dit-on pas que la meilleure façon de faire de la publicité à un événement est de l'interdire ? La fatwa semble avoir ajouté de l'huile sur le feu. “J'ai été choquée par la forme sévère de cet avis religieux que je trouve disproportionné par rapport à la réalité des revendications féminines. Les femmes marocaines n'ont jamais rien demandé à propos de l'imamat”, estime l'écrivaine Asmae Lamrabet, connue pour ses écrits sur les femmes et l'Islam.

Chacun interprète la question selon son propre référentiel. Les positions réformistes restent cependant nuancées et ne vont pas jusqu'à décréter une interdiction ferme et irréversible. “Il n'y a aucun texte qui interdise aux femmes de diriger la prière. Mais, en pratique, elles ont des indispositions biologiques (menstruations et grossesse) qui les empêchent d'assurer cette mission d'une façon pérenne”, tient à préciser Ahmed Abaddi, directeur des Affaires islamiques. L'homme, très connu dans le milieu académique et religieux, a été rattrapé par cette polémique. Certains médias, qui n'auraient retenu que la première partie de sa déclaration où il affirmait l'absence de textes sur la question de l'imamat, en ont déduit qu'il s'opposait à la politique de son ministre.

Fouqaha machistes ?
Bref : beaucoup de surenchère. Mais le sujet de fond reste. Qu'est-ce qui empêcherait la femme d'être imam ? L'absence de cas dans l'histoire du rite malékite est-elle un argument suffisant, voire valable actuellement ? “Dans l'Islam, cette question est régie par le consensus (ijmaâ). La femme ne peut pas diriger la prière. Elle peut le faire chez elle avec sa famille, mais pas à la mosquée”, tranche Abdelilah Benkirane, responsable du Mouvement unicité et réformes (MUR).

Avec le MUR, pas la peine d'aller plus loin. Il verse dans la même thèse que la fatwa, ce qui n'est pas l'avis de tout le monde. “C'est une aberration. Je ne sais pas pourquoi on justifie cette interdiction par la tradition. Les systèmes religieux ont été faits par des hommes et sont liés aux comportements sociaux. Nos fouqaha ont consacré l'infériorité des femmes comme l'ont fait leurs homologues dans d'autres religions. Dieu ne peut pas être partisan parmi ses croyants”, s'emporte Mohcine Al Ahmadi, docteur en sociologie des religions.

Voilà qui pourrait bien plaire à ceux qui croient à la réinterprétation de la tradition religieuse. “L'enjeu dans le système religieux est masqué, métaphorique”, argumente notre spécialiste mais il est lié au système social. Entre les deux, le système juridique sert de pont. Imaginez alors les dégâts causés par toutes les lois, consacrant la domination des hommes !

Asmae Lamrabet admet certes qu'il y a eu un consensus à travers l'histoire sur l'interdiction de l'imamat de la femme. Mais elle précise que d'autres écoles théologiques (madahib) ne sont pas aussi catégoriques que le rite malékite. Elle cite, entre autres, le madhab hanbalite qui autorise la femme à guider au moins la prière des femmes.

Et si le leadership féminin n'était finalement qu'une divergence entre les écoles théologiques ? Cette brèche pourrait attirer bien des ennuis à nos oulémas conservateurs. C'est pourquoi, dans leur fatwa, ils ont veillé à verrouiller toutes les portes (en arabe sad addarii): “si la femme était autorisée à diriger la prière des femmes, cela aurait conduit inéluctablement à leur isolement et elles n'auraient, de ce fait, plus besoin d'être associées aux hommes dans les mosquées où la possibilité leur est donnée de suivre la prédication et de participer aux œuvres pies”.

Les sirènes du désir
Les muftis n'ont rien laissé au hasard. “Je n'ai rien contre le travail de ce comité. Mais ce qui m'embête, c'est cette façon rigide de fermer le débat qui porte un sacré coup au chantier de l'autonomie de la femme dans le champ religieux”, analyse Lamrabet. Celle qui a écrit un livre sur la femme du prophète, Aïcha, et ses responsabilités religieuses en tant que mufti, n'arrive pas à comprendre cette agitation infondée sur l'imamat de la femme.

Les jeux sont faits. Avec les morchidate, le Maroc a accompli un pas en avant. Avec la fatwa, il a fait trois pas en arrière. Cet avis religieux va même jusqu'à dire que puisque la femme doit prier à voix basse, elle ne peut être imam : “Insister sur les risques de tentation et de désir suscités par le corps et la voix de la femme au moment de la prière est un faux-fuyant. Si c'est le cas, le problème réside dans l'homme et pas dans la femme”, proteste Mohcine Al Ahmadi. Pour lui, l'enjeu est ailleurs. Il est culturel et politique. “Interdire à la femme d'accéder au petit imamat signifie lui interdire aussi le grand imamat (khilafa)”. Une femme calife, commandeur (se) des Croyants ! Juste le fait d'y penser est une révolution en soi.

Mais revenons à la réalité. La particularité du système religieux au Maroc est qu'il est contrôlé. Normal, du moment qu'il constitue un facteur de légitimité politique. Le Maroc a choisi le rite de l'imam Malek et en a fait un facteur de cohésion et d'union des Marocains. Remettre en question ce rite ou même l'écorner pourrait constituer un danger. Un grand danger. Or, il se trouve qu’il est considéré comme l'un des plus rétrogrades au niveau du statut de la femme. Tôt ou tard, la question inévitable se posera : Et si on réformait le rite malékite ?


source: telquel

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MessagePosté le: 13/06/2006 17:56:02    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 14/06/2006 10:03:11    Sujet du message: Re: Femmes imams. Une révolution manquée Répondre en citant

baaasline had zzbel dyal telquel, deja dans un autre article il denonce l'appel a la priere, gallik ça reveillent les gens, il ne faut plus le faire, il faut "demonter" les haut parleurs du haut des minaret Surprised

l'article :

J’aime Dieu mais pas les haut-parleurs. Et comme dit la chanson, je ne suis pas le seul. Un copain m’a raconté comment son fils, de retour d’un voyage dans le Nord, lui a dit, avec la candeur d’un gosse de quatre ans : “Papa, je préfère le Dieu d’Asilah à celui de Casablanca !”. Intrigué, le père a demandé à savoir pourquoi, et le fils a répondu : “A Asilah il (Dieu) crie moins fort qu’à Casa”. Dans une bouche adulte, cela donnerait l’explication suivante : “Je préfère quand je ne suis pas réveillé (contre mon gré) à quatre heures du matin par un haut-parleur qui annonce la prière de l’aube”. Soyons clairs : la prière est un acte adulte à respecter en toute circonstance. Mais le sommeil aussi. Le sujet est tabou par excellence parce que beaucoup le montent en épingle pour en faire une question de foi là où les frontières avec la liberté individuelle ne sont pas bien assimilées. En plus clair, certains font leurs ablutions et leurs prières pendant que d’autres se reposent d’une dure journée de travail. Tout le monde a raison et personne n’a tort. Le problème ? Le haut-parleur, quand il est si près de l’oreille qu’il peut en perforer le tympan. C’est important. Nos voisins algériens ont eu le courage d’aborder le problème via un film que je trouve admirable : Bab El Oued City de Merzak Allouach. On y voit un type comme les autres qui se résout à démonter le haut-parleur perché sur le toit d’une mosquée. Il n’en pouvait plus. L’acte, au départ anodin, est assimilé à une violation des sacro-saints fondements de l’islam. Il a débouché sur un drame, au nom de Dieu tout puissant… C’est bête à en pleurer mais, au moment de plonger dans les bras de Morphée, beaucoup de gens normaux aspirent à une chose : ne pas être perturbés dans leur sommeil. C’est trop demander ?



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MessagePosté le: 14/06/2006 10:29:32    Sujet du message: Femmes imams. Une révolution manquée Répondre en citant

moi aussi je comprend pas ce qu'ils veulent

ils ont l'intention de devier l'islam 3la hwahoum en soit disant suivant la fatwa

mais l'inslam et ses regles sont bien nettes
par ex en ce qui concerne l'mama de la femme c'est bien claire biannaha la tajouz point final pas la peine d'en faire sujet de fatwa et du bla bla


et pour le deuxiemme article la prierre est prioritaire sur le sommeil et ils n'ont pas le droit de demander d'attenuer le son du haut parleur par ce que l'appel a la priere doit etre entendu sur une distance maximum

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MessagePosté le: 04/12/2016 22:21:35    Sujet du message: Femmes imams. Une révolution manquée

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