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LE DIABETE ET RAMADAN :

 
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oum Hicham
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MessagePosté le: 18/08/2007 23:57:48    Sujet du message: LE DIABETE ET RAMADAN : Répondre en citant

LE DIABETE ET RAMADAN :

Le jeûne du mois de Ramadan est obligatoire pour tout musulman en bonne santé physique et mentale à partir de l’âge de la puberté. Aussi, les modifications observées au cours de ce mois ont des répercussions sur certaines maladies. L’objectif de ce travail est d’étudier l’équilibre du diabète, les modifications diététiques ainsi que la prise en charge thérapeutique de 187 patients diabétiques observent le jeûne au cours du mois de Ramadan. Ces malades ont été suivis au cours de 3 périodes : une période avant le Ramadan et deux périodes pendant le Ramadan (Mi – Ramadan ; Fin – Ramadan). Un questionnaire a été rempli par le médecin traitant, il concernait l’évolution de la maladie, la prise médicamenteuse ainsi que les nouvelles habitudes alimentaires.

Ces diabétiques avaient une moyenne d’âge de 51 ± 14 ans, 72 % étaient des DNID et 28% DID. 65% des patients consultent leur médecin à la veille de chaque Ramadan, 47% des médecins déconseillent le jeûne, pourtant 15% des malades décident de jeûner malgré l’interdiction de leur médecin. Au début du Ramadan tous les diabétiques avaient commencé à jeûner, à Mi – Ramadan 37% (70 patients) avaient arrêté de jeûner et à fin – Ramadan 44% (83 patients ) ne jeûnaient plus. La glycémie moyenne a diminué à la fin du Ramadan (p < 0.003). La tension artérielle systolique n’a pas été modifiée alors que la diastolique a augmenté après 15 jours de jeûne (7.5 ± 0.1 vs 9.6 ± 0.9 p < 0.02). Le poids moyen a diminué à la fin du Ramadan mais de façon statistiquement non significative. Plus de 80% des personnes interrogées prenaient régulièrement leur traitement. L’insuline était en majorité prise 1 fois/jour et les antidiabétiques oraux 2 fois/jour (Ftor et Shor). La majorité des diabétiques qui jeûnaient prenaient 3 repas le soir (Ftor, Dîner, Shor) et changeaient leurs habitudes alimentaires. Ces derniers prenaient soit plus de sucreries, soit plus de gras, soit les deux à la fois. Les signes cliniques du déséquilibre du diabète (hypoglycémie, hyperglycémie) apparus pendant le Ramadan n’ont pas montré de différence statistiquement significative entre les personnes qui jeûnaient et celles qui ne jeûnaient pas.

Il s’agit d’une étude prospective dont l’objectif est de suivre l’évolution du profil de certains paramètres biochimiques pendant le mois de Ramadan. Cette étude réalisée durant l’année 1998- 1999, a intéressé 87 sujets (59 patients diabétiques de type 2 d’âge moyen 44 ans avec des extrêmes de 30 à 75 ans et une durée moyenne du diabète de 4 ans. 28 sujets témoins, non diabétiques d’âge moyen 40 ans avec des extrêmes de 30 à 54 ans).

Les prélèvements sanguins sont effectués 12 heures après le dernier repas pendant 4 périodes :

La veille du Ramadan (J0). La mi Ramadan (J15) et la fin Ramadan (J29), ainsi qu’au 15 ème jours post Ramadan (J15PR).

Dans cette étude 66.6% des patients diabétiques sont hypertendus et leur pression sanguine n’est pas modifiée par le jeûne.

Nous avons dosé la glycémie, la triglycéridémie, la choléstérolémie, la créatininémie, la protidémie, l’azotémie, l’uricémie, l’insulinémie, les transaminases, les taux des chlorures du sodium et du potassium. L’analyse statistique des paramètres biologiques dosés en fonction du BMI ( Body Mass Index) des sujets sains comparés aux patients diabétiques a montré que pour :

* 20< BMI<25 Kg/m 2 une différence significative (P<5%) pour :

L’urée aux temps J0, J15 et J29.

Cholestérol total au temps J0.

Sodium à J0 et J29.

Potassium à J29.

* 25<BMI<30 Kg/m 2 une différence significative (P<5%) pour :

Les chlorures à J15, J29 et J15PR.

Les triglycérides à J15, J29 et J15 PR.

L’analyse statistique de l’insuline et des transaminases est en cours apporteront des compléments d’informations utiles à la compréhension des adaptations physiologiques et métaboliques observés autant chez les sujets diabétiques que chez les non diabétiques pendant le Ramadan.

Ramadan et voies d’administratio des médicaments
1- Les voies d’administration compatibles avec le jeûne du Ramadan, selon la totalité des participants :
• Gouttes ophtalmiques, Gouttes ou nettoyage auriculaires
• Injections sous-cutanées, intramusculaires et intra-articulaires
• Injections intra-veineuses à but curatif
• Ovules gynécologiques et antiseptiques vaginaux
• Crèmes, gels et pommades
• Patchs
• Nitroglycérine par voie sublinguale dans le traitement des crises d’angor
• Gargarisme et aérosol buccaux, à condition de ne pas avaler les produits utilisés
• Soins dentaires, extraction et brossage (cure-dents), à condition de ne pas avaler les produits utilisés
• Oxygènothérapie, anesthésie
2- Les voies d’administration compatibles avec le jeûne du Ramadan, selon la majorité des participants :
• Gouttes et aérosols nasaux
• Aérosol bronchodilatateur (anti-asthmatique)
• Injections intra-rectales, suppositoires
• Dialyse péritonéale ou rein artificiel
3- Les voies d’administration non compatibles avec le jeûne du Ramadan :
• Voie orale
• Injection intra-veineuse à but nutritif

Ces recommandations sont tirées du Consensus obtenu lors de la Conférence médico-religieuse organisée à Casablanca du 14 au 14 juin 1 997 et à laquelle ont participé d’éminentes personnalités scientifiques et religieuses :
Mrs le Directeur de Dar Al Hadith Al Hassania (Maroc), le Moufti d’Egypte, le Moufti de Tunisie, le Secrétaire Général de l’Académie du Fiqh Islamique, le Directeur Général de la Ligue du Monde Musulman, Le Directeur du service de IFTA (Koweit), le Président de l’Organisation Islamique des Sciences Médicales (Koweit), le Directeur Général de l’ISESCO, le Directeur de l’OMS pour la Méditerranée Est, ainsi que de nombreux scientifiques du Monde Musulman.

ENCADRE I : HYPERACIDITE DIURNE PENDANT LE RAMADAN
Les études sur la sécrétion gastrique montrent que les variations des conditions d’alimentation imposées par le Ramadan augmentent l’acidité intragastrique sur 24 heures en augmentant très significativement l’acidité durant la période de jeûne entre 8 heures et 17 heures sans modifier significativement l’acidité nocturne (Voir Tableau I). De plus le niveau d’acidité observé après la fin du Ramadan était supérieur à celui observé avant Ramadan suggérant la mise en jeu de modifications physiologiques plus durables que ne le voudrait la simple implication des mécanismes de stimulation au repas.
Les modifications du mode d’alimentation constituent l’explication principale de ces variations des profils d’acidité sur 24 heures. Pendant les périodes du Ramadan (Ram10, Ram 24), l’absence d’apport alimentaire au cours de la phase diurne (8h-17h) était associé à un pH < 1 qui durait en moyenne 4 h 30 sur les 9 heures que dure cette phase. Toutes les fluctuations naturelles du pH intragastrique en dehors de toute alimentation restent encore très mal connues. Durant le Ramadan, la fin d’après-midi apparaît comme la tranche horaire la plus acide du nycthémère. Il est possible que des mécanismes vagaux concourent à augmenter l’acidité durant la phase de jeûne en particulier en fin d’après-midi.
L’élévation du pH constatée durant le mois de Ramadan entre 11 et 13 heures en l’absence de toute prise alimentaire, pourrait par contre être en rapport avec un relâchement de cette stimulation vagale ou la mise en jeu d’autres mécanismes régulateurs. Les mécanismes qui concourent à la persistance durant au moins quelques jours d’une hyperacidité diurne après l’arrêt du Ramadan restent purement spéculatifs. Là encore il est probable que ces anomalies soient en rapport avec une perturbation des mécanismes régulateurs neuroendocriniens de la sécrétion acide.

RAMADAN ET DIABÈTE
Le Consensus International sur le Diabète et Ramadan tenu en janvier 1995 par la fondation Hassan II, a recommandé les conseils suivants :
CRITÈRES AUTORISANT LE JEUNE
Pour être autorisé à jeûner, les diabétiques doivent répondre aux critères suivants :
* Diabétiques non insulinodépendants, obèses ou de poids normal, diéto-sensibles, bien équilibrés, stables, traités par antidiabétiques oraux (comprimés) biguanides ou sulfamides
* Diabétiques indemnes de toute affection intercurrente ou de complication dégénérative.
Ces malades doivent être soumis toutefois à une surveillance médicale régulière afin de détecter toute complication aiguë susceptible de faire interrompre le jeûne.
CRITÈRES INTERDISANT LE JEUNE
Les diabétiques présentant ces critères ne doivent pas jeûner
* Les diabétiques traités par insuline
* Les diabétiques non insulinodépendants en état de diabète déséquilibré
* Les diabétiques présentant des complications dégénératives
* Les femmes enceintes diabétiques
* Diabète gestationnel
* Les femmes allaitantes diabétiques
* Les personnes âgées diabétiques, quel que soit le type de diabète
* Les personnes présentant un diabète instable.

LES ADAPTATIONS DE LA PRESCRIPTION
Pour les médicaments à administration orale qui doivent être pris après la rupture du jeûne, l’adaptation de la prescription doit prendre en compte les quatre paramètres suivants :
L’adaptation posologique
On ne peut pas toujours changer facilement les prises du jour vers la nuit sans prendre certaines précautions surtout quand il s’agit de médicaments à marge thérapeutique étroite et de médicaments indiqués dans les maladies chroniques.
La prudence dans ces cas incite à procéder au changement de la prescription deux semaines avant le Ramadan. Pendant la première, le médecin devra constater la continuité de l’efficacité thérapeutique et la stabilité de la maladie, alors que pendant la deuxième, le médecin pourra amener un ajustement en cas de nécessité. Cette mesure doit être systématique et habituelle dans la pratique médicale.
Le rythme d’administration
La prise orale unique le soir constitue l’idéal pendant le Ramadan. Pour les médicaments qui nécessitent deux prises, leur répartition peut s’envisager par la désignation de la première prise au moment de la rupture du jeûne. La deuxième, quant à elle, peut se situer alors juste avant le lever du soleil. Pour les médicaments ayant un rythme d’administration supérieur à deux prises, il est difficile de trouver une répartition adéquate entre la rupture du jeûne et le lever du soleil. Aussi, la prescription de la rupture du jeûne peut-elle être envisagée conformément aux indications de la religion.
L’interaction avec les repas
Entre la rupture du jeûne et le lever du soleil, les pratiquants passent une bonne partie du temps à s’alimenter. De ce fait, il n’est pas facile de trouver des moments pendant cette période où l’estomac est vraiment vide. Cela pose donc un problème pour les médicaments qui doivent s’administrer à jeun. Dans ce cas, il y a lieu d’exiger une discipline alimentaire stricte en instaurant deux principaux repas bien séparés pendant les soirées du Ramadan : un à la rupture du jeûne et l’autre le plus tard possible. Dans ces conditions, il est possible de situer un estomac à jeun 2 à 3 heures après le premier repas et 1/2 heure à 1 heure avant le dernier repas.
La nature de l’effet thérapeutique
L’effet thérapeutique de certains médicaments dont la prise orale a été reportée le soir, peut altérer la qualité du sommeil qui est déjà courte pendant la période du Ramadan. C’est le cas notamment des psychostimulants (antidépresseurs, théophylline etc.) ou des diurétiques qui réveillent à cause du besoin d’uriner qu’ils créent. Pour éviter ces inconvénients, il y a lieu d’envisager le changement de la thérapeutique, quand cela est possible. Changer par exemple un diurétique par un inhibiteur calcique ou par un inhibiteur de l’enzyme de conversion ou changer un antidépresseur stimulant par un autre sédatif. Des études cliniques spécifiques pour chaque médicament sont nécessaires pour établir les meilleures alternatives thérapeutiques.


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MessagePosté le: 18/08/2007 23:57:48    Sujet du message: Publicité

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