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Algérie la salle guerre ,comment ....

 
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blanca
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MessagePosté le: 25/09/2005 08:27:37    Sujet du message: Algérie la salle guerre ,comment .... Répondre en citant

Algérie
La sale guerre : comment tourner la page ?
Comment consacrer le retour de la paix tout en réglant des problèmes essentiels à la consolidation du régime ? C'est l'objectif du référendum prévu le 29 septembre en Algérie. Officiellement, les Algériens sont appelés aux urnes pour avaliser une "charte pour la paix et la réconciliation nationale ". La démarche est essentielle pour le président algérien. Abdelaziz Bouteflika a en effet besoin d'un "oui" massif pour se doter d'une nouvelle légitimité et faire taire tous ses adversaires. Il entend en outre accréditer l'image d'un pays pacifié après plus de dix ans d'affrontements et tourner la page d'une sale guerre qui a entaché l'image du régime et fait 200 000 morts et 15 000 disparus.

Cette nécessité de tirer un trait sur une décennie sanglante est fondamentale pour assurer l'impunité des généraux accusés de nombre d'exactions. La garantie de cette impunité avait constitué le deal principal entre les "décideurs" militaires et Abdelaziz Bouteflika afin que ces derniers ne s'opposent pas à sa réélection en 2004.

Vibrant hommage aux forces de sécurité

La lecture de la Charte soumise à référendum suffit à se convaincre de l'importance de l'enjeu pour les généraux : le texte se livre à un vibrant " hommage aux forces armées et aux services de sécurité qui ont permis de sauver l'Algérie" et les disculpe pratiquement de toute responsabilité dans les disparitions. "Le peuple algérien, stipule ainsi le texte, rejette toute allégation visant à faire endosser à l'Etat la responsabilité d'un phénomène délibéré de disparitions qui sont une conséquence de l'activité criminelle de terroristes sanguinaires ».

En contradiction totale avec cette thèse, la charte affirme que "l’Etat prendra en charge le sort de tous les disparus " et dédommagera leurs ayants droit ! Ce déni de responsabilité constitue un net recul par rapport aux déclarations antérieures du chef de l'Etat lui-même, qui avait habilement suspendu l'épée de Damoclés des disparitions - seul crime internationalement imprescriptible - au dessus de la tête des généraux afin d'arracher leur aval à sa réélection. C’était l’époque où une commission présidentielle avait reconnu que « plus de 6.000 personnes avait disparues aprés avoir été enlevées par les services de sécurité »...

Interdiction d’évoquer la guerre civile

On en est loin et la revue mensuelle de l'armée El Djeïch ne s'y est pas trompée. Plaidant, dans son numéro de septembre, pour que les Algériens adoptent massivement le texte, elle ne cache pas sa satisfaction : " Nos forces armées, écrit-elle, ont mérité amplement la reconnaissance de la nation qui se retrouve d'ailleurs définitivement consacrée dans le projet de charte ".

La détermination à légaliser l'impunité de généraux hantés par le syndrome Pinochet se traduit par une mesure sans précédent : dés l’adoption de ce texte, toute référence à la guerre civile sera interdite ! « Nul, en Algérie ou à l'étranger, n'est habilité à utiliser ou instrumentaliser la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions, nuire à l'honorabilité de ses agents, ou ternir l'image de l'Algérie sur le plan international ».Autant dire que les familles de disparus qui s’obstineront à réclamer la vérité, ainsi que les journalistes, les historiens, ou les hommes politiques qui prétendront enquêter, ou même évoquer cette décennie seront hors la loi dés le lendemain du référendum...Rien ne dit que ce diktat suffira à étouffer la colère des familles de disparus et leur exigence de vérité. « Ces questions vont rebondir,comme cela a été le cas en Amérique latine", prédit ainsi l’organisation humanitaire Human Rights Watch.

Fait du prince pour les islamistes

Les dispositions touchant aux islamistes sont aussi surprenantes.
Pour ne pas donner l'impression d'absoudre tous les islamistes armés, ce qui provoquerait la grogne des secteurs qui leur sont le plus hostile, les mesures envisagées - "extinction des poursuites judiciaires" pour les islamistes "recherchés ou condamnés" - excluent les "individus impliqués dans les massacres collectifs, les viols et les attentats à l'explosif".

Le principe est louable. Mais son application reste très aléatoire. En effet, les exactions ont été attribuées officiellement aux GIA (Groupes islamistes armés). Or l'une des questions lancinantes afférentes à la sale guerre demeure celle concernant l'identité réelle des commanditaires de nombreuses tueries. Le refus catégorique des autorités algériennes d'accepter toute idée d'enquête internationale, notamment après les grands massacres aux portes d'Alger en 1997, n'aura pas contribué à dissiper les soupçons sur la culpabilité de certains secteurs de l'armée ou des "services".

On voit mal en outre comment il serait possible d’identifier les islamistes ayant du sang sur les mains en l'absence de toute enquête nationale réelle. Dés lors,les mesures de grâce relèveront du fait du prince.

La seconde mesure touchant aux islamistes - interdiction "d'exercer une activité politique " à ceux qui ont "instrumentalisé la religion", c'est-à-dire aux chefs islamistes – n’est pas moins relative. Tout indique en effet que cette interdiction ne vise pas ceux, notamment l'AIS, l'ex-bras armé du FIS, qui soutiennent aujourd'hui la "réconciliation". En témoigne une conférence de presse tenue fin août à Alger par trois anciens chef islamistes : l’un d’eux, Madani Merzag, le chef de l'AIS, l’ex-bras armé du FIS, y annonçait qu'il « ferait campagne pour le référendum », tout en soulignant avoir « mené une guerre juste" !...

« Acte de guerre contre la société »

En attendant, Abdelaziz Bouteflika compte sur la lassitude des Algériens et leur volonté de tourner la page pour faire adopter ces mesures.Il joue sur du velours, nulle personne normalement constituée pouvant être « contre la paix et la réconciliation » .Une campagne référendaire verrouillée et à sens unique fera le reste. «Les contradicteurs sont interdits d’expression quand ils ne sont pas arrêtés ou poursuivis, à l’image des familles de disparus. Tout cela présage une escalade dans la répression. Cette charte est un acte de guerre contre la société qui va aggraver haines et ressentiments. Le régime ne demande pas pardon pour le désastre provoqué, ne se remet pas en cause, mais restaure la machine totalitaire et intègre les chefs terroristes dans l’accès à la rente », affirme Hocine Aït-Ahmed, le leader du Front des Forces Socialistes, le principal parti d’opposition qui appelle au boycott du référendum. De son côté Mouloud Hamrouche, l'ancien Premier ministre réformateur, estime : «on ne peut discuter à l'intérieur de l'impasse. L'alternative ne se construit pas dans l'enfermement actuel ».

Renforcer le pouvoir présidentiel

Le chef de l'Etat entend, lui, faire porter aux années 90 toute la responsabilité du marasme social et économique du pays. Cela a l’intérêt d’effacer les trois décennies antérieures d'incurie qui ont conduit l'Algérie à la situation actuelle dans laquelle il a eu sa part, étant un proche parmi les proches du président Boumediène. "Depuis plus d'une décennie, l'évolution de l'Algérie a été déviée de son cours naturel par une agression criminelle sans précédent visant à effacer les acquis du peuple et à remettre en cause l'Etat," affirme le texte. Ce tour de passe-passe ne constitue pas la seule vertu de la future charte.

Celle-ci permettra aussi à Bouteflika - dont on voit désormais les portraits grandeur nature en Oranie - de renforcer très sensiblement son pouvoir. « Le chef de l’Etat pourra tout faire par décret, annuler les libertés grâce à cette charte par laquelle le peuple le « mandate » », souligne Ali-Yahia, le président de la Ligue de défense des droits de l’Homme dans une allusion à la charte qui stipule que « le peuple algérien mandate le Président de la République pour prendre toutes les mesures visant à en concrétiser les dispositions ».

Vers un troisième mandat ?

Mais surtout, la charte pourrait préparer une révision constitutionnelle indispensable pour permettre ...un troisième mandat à Abdelaziz Bouteflika (la Constitution limite à deux le nombre de mandats du chef de l’Etat). En attendant, le président a réussi à coup de mutations, de mises à la retraite ou de démissions (forcées), à éloigner la plupart des "janviéristes", ces généraux qui avaient décidé d'annuler les législatives en janvier 1992. A l’exception notable du patron de la Sécurité militaire, Mohamed Médiène. Pour le reste, il s’entoure jour après jour de ses proches. Ainsi, le nouveau directeur du cabinet présidentiel, Mourad Bencheikh est un diplomate présentant deux qualités essentielles pour le chef de l’Etat : une connaissance des réseaux des services secrets acquise au sein du Malg, les « services » de la révolution algérienne, et des relations personnelles avec Bouteflika tissées du temps où celui-ci était ministre des affaires étrangères.

Pas de changement de régime ni de politique donc : l'état d'urgence, décrété en 1992, reste en vigueur et des officiers accusés d’exactions, ont été récemment promus, parmi lesquels Mhenna Djebbar, le commandant du CTRI ; Athamnia, ex-Commandant du 12ème RPC ; Tlemçani, ex-Commandement du 4ème RPC ; Chingriha, ex-Cdt du secteur opérationnel de Bouira. Au total, 14 colonels ont été promus généraux en juillet, la plupart d’entre eux étant les chefs d'états-majors des régions militaires et des directeurs centraux du ministère de la défense.

Leadership régional

A la tête d'un géant pétrolier et gazier dont les grandes puissances se disputent les faveurs – plus de 17 milliards de dollars de recettes d'hydrocarbures de janvier à mai 2005 -, Bouteflika revit le rêve des années 70 : celui d’une Algérie s'imposant en leadership régional. Notamment en se présentant, aux yeux des Américains, voire des Français, comme la plus apte à lutter contre le terrorisme en Afrique du nord et dans la fameuse « zone grise » sahélienne.

Seule en fait la situation sociale menace cet édifice. Mais le verrouillage des syndicats et de la presse privée, ainsi que la traduction en justice des personnes arrêtées lors des émeutes sociales récurrentes, sont là pour décourager ceux qui contestent encore l'ordre établi.

José Garçon






source:l'observateur

tl9ani hna : http://khoukha.over-blog.org/



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MessagePosté le: 25/09/2005 08:27:37    Sujet du message: Publicité

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