
Washington, 16/09/08-Les opportunités d'investissement au Maroc ont été déclinées lundi à Washington, dans le cadre d'une rencontre organisée à l'initiative conjointe de la Banque mondiale et l'Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA).
ans une intervention présentée lors d'un panel consacré au rô le des missions diplomatiques dans la promotion des investissements étrangers, le conseiller économique de l'ambassade du Maroc aux Etats-Unis, Mourad Layachi a mis en avant les avantages qu'offrent le Royaume aux compagnies américaines, relevant que les produits des deux pays sont exonérés des taxes douanières à hauteur de 95 pc, dans le cadre de l'accord de libre-échange entré en vigueur en 2006.
L'intervenant a aussi souligné l'ouverture du Maroc sur le secteur des services, notant que la majorité des fournisseurs de service américains, y compris les banques et les compagnies d'assurance, seront traités sur un même pied d'égalité que les sociétés marocaines.
Dans le même sens, M. Layachi a cité une "grande protection de la propriété intellectuelle", le cadre juridique relatif à la protection des investissements et les accords de libre-échange liant le Maroc à plusieurs pays, notamment arabes.
L'intervenant a aussi mis en exergue la "stratégie industrielle et volontariste" du Royaume, concrétisée notamment par le plan Emergence qui offre des opportunités considérables, rappelant au passage que les investisseurs étrangers ont injecté plus d'un milliard de dollars au secteur automobile au Maroc durant les cinq dernières années.
Concernant le secteur aéronautique, l'intervenant a fait savoir qu'en 1999, le secteur ne comptait que 2 compagnies, alors qu'en 2005, ce nombre est passé à 30 entreprises, avec un chiffre d'affaires qui a atteint 120 millions de dollars.
M. Layachi s'est, par ailleurs, arrêté sur les réalisations du Maroc en termes de macro-économie et de développement humain, citant, entre autres, un nouveau rythme de croissance depuis 1998 ( une moyenne de 5 pc entre 2001 et 2006), le contrô le du déficit budgétaire, la baisse du taux de chô mage (9,7 pc en 2006) et l'amélioration du taux de scolarité, particulièrement des filles dans le monde rural, ce dernier ayant passé de 62,1 pc en 2000 à 88,7 pc en 2006.
Le panel a été également marqué par des interventions de représentants des ambassades du Liberia, des Philippines, du Mexique et de la Roumanie.
MAP