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RSF Rapport annuel 2005 (Maroc)

 
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lord
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MessagePosté le: 04/10/2005 10:36:59    Sujet du message: RSF Rapport annuel 2005 (Maroc) Répondre en citant

c'est 1 peu vieux comme meme, ça date de Janvier 2005 mais bon, mieux vaut tard que jamais Wink



L’année 2004 a été contrastée pour la liberté de la presse au Maroc. La grâce collective de tous les journalistes emprisonnés pour délits de presse ou dont les procès étaient en cours d’instruction n’a pas été suivie des effets escomptés. Deux autres reporters ont été incarcérés et certains sujets demeurent particulièrement sensibles aux yeux des autorités, qui n’ont pas hésité à expulser plusieurs reporters.

Le Premier ministre marocain, Driss Jettou, en visite officielle en janvier 2004 à Washington, a déclaré que son pays était entré dans un processus de démocratisation à un « rythme élevé ». A l’occasion du cinquième anniversaire de son intronisation, le roi Mohammed VI s’est engagé à mener cette transition démocratique « à bon port et de manière irréversible ». Le roi s’est dit par ailleurs attaché à « l’émergence d’entreprises de médias professionnels, libres et crédibles ».
2005 sera l’année de l’ouverture du paysage audiovisuel marocain au secteur privé et de la suppression du monopole de l’Etat sur la radio et la télévision. Le projet de loi sur la libéralisation de l’audiovisuel a finalement été adopté par le Parlement, le 25 novembre 2004, après de longs mois de gestation. Il prévoit la transformation de la radio officielle et des chaînes marocaines publiques - RTM et 2M - en sociétés nationales ouvertes aux capitaux privés. La mise en œuvre d’un paysage audiovisuel marocain véritablement libéralisé constitue une première dans les pays du Maghreb, à condition que les autorités marocaines réussissent sans tricher ce test démocratique. Des organisations non gouvernementales et le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) ont déjà dénoncé la composition de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA) et le fait que les médias étrangers et internationaux, s’ils peuvent obtenir des licences de diffusion, devront s’engager à « respecter scrupuleusement les valeurs de la monarchie et les acquis du royaume en matière d’islam et d’intégrité territoriale ».
Avec la nouvelle loi antiterroriste adoptée dans la foulée des attentats du 16 mai 2003, à l’unanimité et sans amendement, la tendance sécuritaire s’est renforcée au Maroc. Elle avait engendré de nombreuses inculpations de journalistes en 2003. En 2004, c’est pour des affaires de diffamation que deux journalistes ont été incarcérés. D’après une enquête réalisée par le chercheur en communication Saïd Mohamed, en collaboration avec le Syndicat national de la presse marocaine et la Fondation allemande Friedrich Ebert, « huit journalistes sur dix ne se sentent pas libres d’écrire sur tous les sujets ». 56,1 % des journalistes sondés se disent « insatisfaits » du code de la presse en vigueur. Les sujets désignés par la profession comme étant les plus difficiles à traiter sont les affaires politiques et notamment celles concernant les membres du gouvernement. « Dans ces conditions, comment un débat sur les affaires publiques peut-il avoir lieu si les journalistes ne peuvent pas critiquer les actions de certaines personnalités publiques ? », s’interroge le rapport d’enquête. Les journaux privés sont confrontés au manque d’indépendance de la justice, à la difficulté d’aborder des sujets sensibles comme la personne et la fortune du roi, au maintien des peines de prison pour des délits de presse, au boycott publicitaire qui frappe certains titres privés, parmi lesquels Le journal hebdomadaire et Tel Quel, ainsi qu’aux pressions exercées sur les imprimeurs. La presse marocaine est par ailleurs soumise aux intimidations des mouvements islamistes. Ainsi, une lettre piégée a été envoyée à la rédaction du quotidien national Al-Ahdath Al-Maghribia, en guise de vœux de bonne année, le 5 janvier 2004. Pour Mohammed El-Brini, directeur de la rédaction, « la signature est claire : il s’agit de mouvements intégristes islamistes. C’est la prolongation des attentats du 16 mai de Casablanca, par d’autres moyens ». Al-Ahdath Al-Maghribia, journal proche du parti socialiste, avait déjà été l’objet de menaces répétées par voie postale et par courriers électroniques en raison de sa ligne éditoriale hostile à tout mouvement et parti islamiste.
Les autorités marocaines ont surveillé de près en 2004 les activités et les déplacements des journalistes dans le but d’empêcher tout reportage indépendant sur la question du Sahara occidental. Deux reporters indépendantes françaises - Catherine Graciet et Nadia Ferroukhi - et trois envoyés spéciaux du quotidien norvégien Stavanger Aftenblad - Erik Hagen, Tor Dagfinn Dommersnes et Fredrik Refvem - ont ainsi été interpellés par les services de sécurité et expulsés, malgré leurs visas de presse et leurs autorisations de filmer.


Deux journalistes emprisonnés

Malgré un début d’année encourageant avec la libération de deux journalistes emprisonnés et la grâce accordée à tous les autres reporters poursuivis en justice pour des délits de presse, les condamnations à des peines de prison restent une arme utilisée par les autorités contre la liberté de la presse. Deux journalistes ont été emprisonnés en 2004 pour « diffamation ». L’un d’eux, Anas Tadili, était toujours incarcéré au 1er janvier 2005.
Le 7 janvier, le roi Mohammed VI a gracié les journalistes Ali Lmrabet et Mohammad El-Hourd incarcérés en 2003. Ali Lmrabet, rédacteur en chef de Demain Magazine et Douman et correspondant de Reporters sans frontières, avait été condamné, le 21 mai 2003, par le tribunal de Rabat, à quatre ans de prison ferme pour « outrage à la personne du roi », « atteinte à l’intégrité territoriale » et « atteinte au régime monarchique ». Le 17 juin, sa peine avait été réduite en appel à trois ans de prison. Le 10 décembre, Ali Lmrabet avait reçu le prix Reporters sans frontières - Fondation de France. Mohammad El-Hourd, directeur de l’hebdomadaire Asharq (publication d’Oujda, nord-est du pays), avait été placé en détention provisoire le 13 juin 2003 et condamné, le 4 août, au titre de la loi antiterroriste, à trois ans de prison ferme pour « incitation à la violence ».
Anas Guennoun, directeur de l’hebdomadaire Al Ahali, a été condamné à dix mois de prison pour diffamation à l’encontre d’un homme politique et emprisonné le 2 avril 2004 à Tanger. Il avait signé en 1999 un article sur la vie privée du wali de Tanger (gouverneur), qui a déposé plusieurs plaintes contre lui. Le 21 avril 2004, Anas Guennoun a de nouveau été condamné à huit mois de prison pour diffamation. Il a été libéré sous caution le 4 août et se cacherait depuis pour échapper à la justice. Le 9 novembre, il devait faire face à un troisième procès dans le cadre d’une nouvelle plainte pour diffamation.
Le 15 avril, Anas Tadili, directeur de l’hebdomadaire Akhbar al-Ousbouaâ, a été incarcéré suite à une convocation au commissariat de police de Rabat, en pleine nuit, officiellement pour une affaire de droit commun remontant à 1994. Il s’agissait en fait d’une affaire liée à la publication, le 9 avril, d’un article intitulé « Homosexualité et classe politique au Maroc » étalant les aventures homosexuelles présumées d’un ministre dans une station balnéaire du nord du pays. Visé à mots couverts, le ministre des Finances aurait fait pression sur le ministre de la Justice pour faire incarcérer le journaliste. Le 19 avril, Anas Tadili a été entendu par le procureur du roi du tribunal de Rabat pour une enquête ouverte sur ordre du Premier ministre Driss Jettou, habilité par la loi à engager des poursuites lorsqu’il s’agit d’atteinte à l’honneur d’un membre du gouvernement. Il a été condamné, le 1er juin, à six mois de prison ferme pour « diffamation, dénigrement d’une personnalité gouvernementale et diffusion d’une fausse nouvelle ». Une dizaine d’autres plaintes ont été déposées contre le journaliste et sont en cours d’instruction. Le 29 septembre, Anas Tadili a été condamné à un an de prison ferme et 10 000 dirhams d’amende (environ 900 euros) pour « diffamation » à l’encontre d’un ministre. Au 1er janvier 2005, il purgeait ses peines à la maison centrale de Kénitra (au nord de Rabat).


Bilan 2004

2 journalistes incarcérés

1 journaliste agressé

5 journalistes étrangers expulsés

1 attentat contre un média

1 média censuré


Témoignage

« Il reste beaucoup à faire »

Ahmed R. Benchemsi, 30 ans, est le directeur de publication d’un hebdomadaire qui n’a pas froid aux yeux. Depuis sa création en septembre 2001, Tel Quel s’est fait connaître pour ses enquêtes à hauts risques sur des sujets sensibles comme la fortune du palais royal, le trafic de drogue dans le Rif ou encore la sexualité des Marocains.


Quelles sont les conditions de travail des journalistes aujourd’hui au Maroc ?
Le Maroc a fait un bond de géant en termes de liberté de la presse si l’on compare le règne de feu le roi Hassan II et celui de Mohammed VI. Les conditions de travail des journalistes à Casablanca et à Rabat sont très bonnes. En revanche, l’accès à l’information en province est très difficile. Les rédactions locales sont plus vulnérables aux pressions car elles sont éloignées de la capitale et des contacts internationaux qui les défendraient en cas de problème. De même, les journaux francophones se défendent mieux que les médias arabophones, tout simplement parce qu’ils sont plus connus des organisations de défense de la liberté d’expression.


Quelles sont les améliorations à apporter pour garantir la liberté de la presse au Maroc ?

L’événement marquant de l’année 2004 reste pour moi la libération d’Ali Lmrabet qui a « donné le la » pour la nouvelle année. C’était une réelle victoire. Mais il reste beaucoup à faire. Tant que, selon le code de la presse marocain, on pourra infliger aux journalistes des peines de prison et des amendes aussi lourdes, celui-ci restera perfectible. En pratique, certains points du code de la presse sont devenus obsolètes, comme l’interdiction pour une rédaction d’avoir un actionnaire étranger.
Aujourd’hui, le propriétaire du quotidien Le Matin, le plus « officiel » des journaux marocains, est saoudien. Par ailleurs, le manque de transparence des autorités pose encore problème au Maroc. Les instances officielles commencent à s’ouvrir. Tant mieux ! Mais au niveau du cabinet royal, c’est toujours le black-out, ce qui est regrettable dans la mesure où c’est là que ça se passe.


Peut-on encore parler de censure ?

Il n’y a pratiquement plus de censure directe au Maroc. En 2004, il n’y a pas eu de saisie de journaux. En revanche, et ce n’est pas nouveau, il y a un phénomène d’autocensure quasi général et de nombreux sujets restent tabous.



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MessagePosté le: 04/10/2005 10:36:59    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 09/10/2005 16:44:41    Sujet du message: RSF Rapport annuel 2005 (Maroc) Répondre en citant

et bla bla bla bla bla toujours des paroles rien que des paroles!!!

al jahlou filwatani ghorba, wal 3ilm fi lghorbati watane!! salama salama welit mejhed, be3d nounat tanekhle3 rassi bhad tmajhida!!


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MessagePosté le: 02/12/2016 17:58:21    Sujet du message: RSF Rapport annuel 2005 (Maroc)

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